| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 25-07-2008 01:00
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À en croire la poussée de faits-divers qui se suivent sans jamais se ressembler, l’été est clairement installé en France. Afin de partir en vacances avec le sentiment du devoir accompli, Blanche recense les drames hexagonaux Sous le soleil de Menton, dans cette coquette bicoque un peu délabrée, vivait un homme qui n’en est pas sorti pendant 35 ans (photo AFP)
Depuis le retour d’Interville, le changement des grilles radiophoniques, et l’arrivée de la dope à bicyclette, pas de doute, la France est en vacances. Concernant le cycle des saisons, un autre indice aussi ne trompe pas : le medley de faits-divers plus morbides les uns que les autres. Etrangement d’ailleurs, la palme de la noirceur revient à l’enfant. Les mômes sont, au choix, pendus, étranglés, étouffés, poignardés à plusieurs, grillés en voiture, écrabouillés dans des bus : un vrai feu d’artifices de violences estivales. Il y a aussi ceux qui se noient dans les piscines au prétexte que l’alarme n’a pas fonctionné, mais c’est moins spectaculaire. Si l’ordre des vacances est respecté, on assistera dans les prochaines semaines à une flambée de camping, à une ensevelissante coulée de boue, et à quelques disparitions d’ados. A condition que la météo veuille bien aussi jouer le jeu, les plus âgés se dessècheront sous une canicule torride tandis que les plus randonneurs ne réchapperont pas de fatals orages de grêle. Inutile de geindre, c’est ainsi.
L’ermite aux longs cheveux Il y a un monsieur qui d’ailleurs ne geint pas. Par commodité, appelons-le l’ermite de Menton qui ne s’est jamais remis de l’élection de Giscard d’Estaing, en 1974. Depuis, il vivait cloitré chez Maman, d’où il ne sortait jamais, et se faisait pousser les cheveux en regardant ses deux postes de télévision allumés en permanence sur deux chaînes différentes. Du coup, à 51 ans, sa tignasse a atteint plus de 3 mètres et il était contraint de se la rouler en boule sous le bras pour pouvoir marcher. Ceci explique peut-être pourquoi il ne sortait pas… En attendant, quand Maman est morte ce sont les voisins qui, alertés par l’odeur, sont venus aux nouvelles. Découvrir un véritable ermite à deux pas de chez eux a pu les bouleverser. C’est ainsi que va l’été : de bouleversements en bouleversements. Bonnes vacances à tous. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 25 juillet 2008
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