| Ecrit par Céline Danckert,
le 22-07-2008 01:00
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Le Cabaret Pulverfass est une institution du Kiez. Des travestis du monde entier s’y produisent, poussant la chansonnette, s’effeuillant ou s’exhibant dans des costumes extravagants
Au Pulverfass, attention aux étincelles (photo. Céline Danckert)
Le baril de poudre, puisque tel est le nom de l’endroit, ne laisse pas indifférent. Même nouveau à Hambourg, on ne peut manquer la grande affiche colorée qui s’étale au vu et au su du promeneur lambda, au n°147 de la Reeperbahn. Moyennant 15 € on pénètre dans le saint des saints, une salle à l’ambiance rougeoyante et aux rideaux de velours pourpres, façon maison close des années 20. Des serveurs en short noir et bottes de cuir, menottes accrochées à la ceinture, nous installent à une table non loin de la scène.
Quand Denise débarque Du bar-restaurant le Teatro Lounge à la salle de spectacle même, les prix des consommations ont quasiment doublé. Il est en outre indiqué à chaque page que la première boisson commandée doit coûter au moins 15€. Si la frontière entre les sexes est floue, nos hôtes n’ont toutefois pas perdu la faculté de compter : le vestiaire coûte 1,50 € par personne et chaque visite aux toilettes 50 cents. Passons. Une bouteille de Sekt étiquetée Pulverfass sur la table et le spectacle peut commencer. Denise Zambrana ouvre le bal. Elle vient d’Espagne, un pays très chaud susurre-t-elle au micro, et, dans sa tenue bleue froufroutante, elle s’occupe de mettre l’ambiance. Très vite, une brune sculpturale prend le relais et nous dévoile ses formes plus que parfaites en se contorsionnant dans son corset noir et rose. Au moment de dégrafer son string, le doute subsiste encore un court instant, mais non, il s’agit bien d’un travesti.
"Je ne suis pas une femme" Les numéros s’enchaînent dans la plus pure tradition du cabaret. Histoires drôles voire salaces, strip-tease, costumes improbables à paillettes et à plumes, play-back : on n’a pas le temps de s’ennuyer et les trois heures de spectacle entrecoupées par un entracte sont vite passées. Un représentant des Crazy Boys est là pour assurer la partie véritablement masculine du show. Seul homme au sein du Pulverfass, il se déhanche et se dénude entièrement. Les autres s’amusent à brouiller les pistes de leur identité sexuelle. Exceptée la dernière artiste qui arrive sur scène affublée de lunettes fumées et interpelle le public de sa voix rauque : "Je préfère mettre fin au suspense tout de suite, je ne suis pas une femme". Des rires sous cape lui répondent. Une ultime chanson et elle disparaît derrière le rideau rouge, sous les applaudissements. Céline DANCKERT. (www.lepetitjournal.com/hambourg.html) mardi 22 juillet 2008 PULVERFASS CABARET 20359 Hamburg - St. Pauli http://www.pulverfasscabaret.de/
2x2 Tickets à gagner pour une réprésentation au mois d’août. Envoyez vos noms+emails à hambourg@lepetitjournal.com, les premiers remporteront les places!
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