| Ecrit par Delphine Marteau,
le 18-07-2008 00:00
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Catherine Daniel est une vraie globe trotteuse. Elle suit son mari militaire depuis 30 ans. Pendant deux ans, elle a coordonné l’organisation et les différentes activités de Berlin Accueil en tant que présidente. Dans quelques jours, Catherine sera à nouveau sur la route, pour une destination pas tout à fait inconnue : la France. Retour sur un parcours
Catherine Daniel, une vie de voyages et d'expériences (photo. famille Daniel)
Installée à Berlin depuis trois ans, Catherine a vu du pays, beaucoup de pays… Elle prépare son 17e déménagement, après Djibouti, Hambourg, Mulheim, la Réunion, la Nouvelle Calédonie, Berlin, et la France à plusieurs reprises. Comme beaucoup de femmes d’expatriés ou de militaires, Catherine a pris l’habitude de tous ces changements. "Ça force l’ouverture, aiguise la curiosité, nourrit l’intellect et surtout, met les capacités d’adaptation à rude épreuve", témoigne-t-elle. S’épanouir malgré tout Ce rythme soutenu est très riche, mais il a aussi malheureusement ses limites. Catherine a rarement passé plus de deux ans au même endroit. Difficile de s’investir dans ces conditions. Sans compter les trois enfants, dont les modes de garde sont plus ou moins adaptés au travail des femmes selon les pays. Trop compliqué à gérer, pas assez de temps pour se projeter... Catherine a donc renoncé à une carrière classique, "parce que s’occuper de ses enfants à l’étranger et tout ce que cela implique, c’est un travail à plein temps !", affirme-t-elle avec fermeté. Elle a donc fait le choix de s’investir dans la vie des écoles de ses enfants et dans différentes associations, comme Berlin Accueil. "Pour les femmes d’expatriés, c’est souvent la seule façon de se sentir exister en dehors de sa maison et de ses enfants", confie-t-elle, "même si il faut parfois affronter le regard méprisant de certaines femmes qui travaillent". Une ouverture extraordinaire offerte aux enfants "Les enfants qui ont ce genre d’expériences sont extrêmement adaptables et généralement mieux préparés à la vie qui les attend", constate Catherine. Les difficultés arrivent souvent à l’adolescence, quand il devient difficile de quitter ses amis, "mais maintenant, il y a internet !". Elle en est convaincue, "quand les changements sont présentés de façon positive, il y a de fortes chances pour que les enfants le ressentent et réussissent leur intégration". Catherine Daniel quitte Berlin, cette "ville si vivante", dont "la variété de l’architecture" a été une révélation pour elle. Bonne chance en France, et merci pour ces deux années passées au service de Berlin Accueil. Delphine MARTEAU (www.lepetitjournal.com/berlin.html) vendredi 18 juillet 2008
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