| Ecrit par Alexandra Beugnet,
le 16-07-2008 00:00
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La célèbre sportive du 400 mètres, Ana Gabriela Guevara, considérée comme la plus grande athlète mexicaine, a fait scandale en janvier 2008 en dénonçant la corruption des institutions sportives du Mexique. Elle raconte au Petit Journal ses nouveaux projets 
Ana Gabriela Guevara interviewée par Alexandra Beugnet (PhotoLPJ) Originaire de Sonora, Ana Gabriela Guevara a vécu entre deux pays et a observé la migration de son peuple vers des horizons qu’il croyait meilleurs. De cette expérience, elle a résolu de "rompre les frontières" et de ne pas accepter ce "manque d’estime de soi" qu’elle considère comme un mal du pays. "Pourquoi penser qu’on ne peut pas y arriver", dans un pays aussi riche que le Mexique ? "Tout le monde peut être athlète", alors elle pose la question : Pourquoi le Mexique n’a pas de grands sportifs ? Le gouvernement, la corruption et cette culture qui fait du sport une option engendre un système qui ne génère pas de sportifs. Sa nouvelle tâche, son devoir Le sport au Mexique est "un schéma social dévalorisé et oublié" et maintenant directrice del Instituto De Deportes del DF, elle est bien décidée à faire quelque chose pour changer cette situation. "Le plus impératif pour l’année qui commence est le Programme de Relance des Activités Physiques dans les parcs et les centres sportifs publics, puis de se concentrer sur chaque sport et les renforcer". Le problème auquel elle se confronte est la décision du gouvernement précédent de décentraliser les installations sportives et d’en donner l’administration aux Délégations. L’Institut est donc très limité : il n’a pas de structures propres. Donc l’idée est de trouver des structures sportives ou de réhabiliter celles à l’abandon, qui foisonnent dans la ville. Le sport dans la ville de Mexico Les chiffres parlent d’eux-mêmes : "Mexico avait la première place nationale dans le domaine du sport pendant de nombreuses années. La province a commencé récemment à construire des structures qui n’existaient que dans la capitale. Petit-à-petit, il y a eu de plus en plus de concurrence et la capitale, au lieu de continuer à travailler dans ce domaine, a commencé à baisser. La ville occupe maintenant la septième place nationale". D’un part, la décision de décentraliser a fragilisé le système sportif. D’autre part, la corruption se trouve à tous les niveaux, et selon Ana Gabriela, il faut que les sportifs fassent bloc. Elle met en avant la transparence et l’objectivité et veut faire comprendre au gouvernement et au public que sa "présence dans l’administration n’est pas politique". Elle s’explique : "je suis sportive et en tant que sportive, je veux continuer, à travers la direction, à apporter cette fraicheur. Démontrer aux jeunes et aux entraineurs qu’il faut travailler, et travailler ensemble". Parce qu’il n’est pas suffisant d’aduler les champions, mais également de donner une chance aux jeunes. Car Ana Gabriela, avant d’être une idole mexicaine, a dû soulever des montagnes, épreuve qu’elle veut épargner aux nouvelles générations. Alexandra BEUGNET. (www.lepetitjournal.com – Édition Mexique) mercredi 16 Juillet 2008
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