| Ecrit par Mélissa Malagardis,
le 17-07-2008 00:00
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Perdue au fin fond du quartier de la Roma, la Romita est un petit bijou fait de détritus et de feuilles mortes. Car l’écologie n’est pas seulement de replanter des arbres mais aussi d’empêcher que l’on en coupe d’autres. Le recyclage et l'agriculture urbaine dont s’occupent Lily Foster, Gaby Vargas et Caro Lucak aident à cela 
La Romita (photo LPJ)
Sembradores urbanos existe depuis un an grâce à trois jeunes femmes voulant partager leur passion pour les plantes et amener les gens à créer leur potager grâce aux détritus de la ville. C’est donc simplement à portée de main que vous pouvez tout trouver pour créer votre potager : détritus, ramassis de la rue, feuilles mortes, vieux pneus...tout peut servir. Leur association propose des ateliers et des cours, elles vont dans les écoles et travaillent parfois avec les enfants des rues. De plus en plus d’architectes les contactent pour construire des maisons intelligentes qui recueillent par exemple l’eau de pluie pour l’utiliser comme eau pour le ménage ou pour les plantes. Car malgrès une aide - faible - de la part du gouvernement, les Mexicains réfléchissent de plus en plus au problème de l’écologie dans leur pays et sur ce qu’ils pourraient faire pour avoir un futur plus vert. Maisons construites intelligemment, recyclage des poubelles, éducation à l’école pour séparer les déchets : ils essayent de faire en sorte que les gens aient de plus en plus le réflexe écologique. Et la nourriture bio fait son petit effet. Centro de Agricultura Urbano ou comment faire pousser des tomates sur les détritus de Mexico Passé les grandes avenues, on se retrouve dans ce petit coin de paradis qu’est la plaza Romita. "Le gouvernement nous a simplement aidé en nous donnant cet endroit pour notre travail, mais tout était en lambeaux et on a du tout refaire !" Gaby Vargas m'accueille pourtant dans un endroit ravissant, propre et tellement calme qu’on se croirait loin de la ville bruyante et polluée. "Ici, tout a été trouvé dans la rue ou donné." La jolie petite cours est remplie de pots et cageots d’herbes, tomates ou autres plantes vertes. "Celui-ci est mon préféré", me dit Gaby en me montrant plusieurs pneus, "ces potagers sont faits dans des pneus trouvés dans la rue, et sont remplis de feuilles morte,de fertilisants naturels et très peu de terre, et regarde ce que ça donne, tout jaillit de là !" Etonnant en effet. C’est passionant de l’écouter me décrire chaque potager, certains sont faits dans des cageots pour légumes, d’autres faits de matières recyclées et comprimées. Le meilleurs fertilisant ? L’urine des animaux et les arêtes de poissons broyées : "ça ne sent pas très bon mais c’est un produit miracle ; tout pousse à une allure...c’est incroyable !", me dit-elle en riant. Des trois jeunes femmes, une seule a une formation d’agricultrice, mais les deux autres ont été formées par un ingénieur en agriculture qui leur a donné ces “recettes” de terre fertilisante. "J’ai une formation de photographe mais j’ai toujours aimé travailler avec la terre. Ce qui était mon laboratoire de photos comme ce bac en plastique, me sert maintenant à faire pousser de la menthe, des tomates ou de la sauge...et c’est rempli de poubelles !". Melissa MALAGARDIS. (www.lepetitjournal.com - Mexico) jeudi 17 juillet 2008 Sembradores Urbanos, Centro de Agricultura Urbana, Romita Callejón Durango, esq. Plaza Romita Col. Roma Norte Informations sur leurs ateliers et journées portes ouvertes : www.sembradoresurbanos.org
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