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TOUR DE FRANCE - Evans, maillot jaune à un fil |
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| Ecrit par Benoît Soilly,
le 16-07-2008 01:00
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Une seconde, c’est ce qui sépare le maillot jaune Cadel Evans de son dauphin, Franck Schleck. Face à ses rivaux, le leader australien va devoir limiter la casse dans la montagne et assumer son rôle de leader. L’étape d’aujourd’hui entre Lannemezan et Foix devrait être calme 
Cadel Evans n'a pu retenir ses larmes lors de la cérémonie de remise du maillot jaune (photo AFP)Son maillot ne tient qu’à un fil ou plutôt qu’à une petite seconde. Cadel Evans est le nouveau leader du Tour de France 2008. Arrivé lundi au sommet d’Hautacam avec 2 minutes de retard sur Franck Schleck, l’Australien a réussi à conserver une seconde d’avance sur le leader de la CSC. De mémoire de fan du Tour de France, un tel écart au classement général après dix étapes est rarissime sinon inédit. Ce premier passage pyrénéen n’a pas fait ressortir de véritable favori à la victoire finale. Si personne ne peut dire avec certitude qui va gagner le Tour, on sait déjà qui ne le gagnera pas. Alejandro Valverde a perdu tout espoir de remporter la Grande boucle cette année. Victime lundi d’un jour sans, l’Espagnol a perdu plus de cinq minutes sur ses rivaux. Un temps précieux que le leader de la Caisse d’Epargne aura du mal à récupérer dans la montagne et encore moins en contre-la-montre.
Saunier Duval vs CSC Tiscali Le principal problème de Cadel Evans, c’est son équipe Silence-Lotto. Isolé dans la dernière ascension d’Hautacam, l’Australien n’a pu compter que sur lui même pour revenir sur la tête de course. Franck Schleck a en revanche une équipe solide avec deux équipiers de luxe en la personne de Carlos Sastre et Andy Schleck, le frère de Franck au sein de la formation CSC Tiscali. La seule équipe à pouvoir rivaliser avec la CSC est la Saunier Duval. Avec comme leader le double vainqueur d’étape Riccardo Ricco, la formation jaune et blanche a de quoi dynamiter la course. Elle a d’ailleurs réalisé le doublé lundi grâce à Piepoli et Jose Cobo Acebo. Autant de dangers pour un Cadel Evans, isolé dans la montagne mais supérieur en contre-la-montre. L’Australien devra limiter la casse dans les Alpes avant le dernier chrono de 53 Kms pour pouvoir conserver ses chances de victoire à Paris. L’étape d’aujourd’hui entre Lannemezan et Foix dans les Pyrénées ne devrait pas trop poser de problème avec une arrivée au sommet d’un col de troisième catégorie. Seulement avec une malheureuse seconde d’avance, Cadel Evans reste plus que jamais sous pression. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 juillet 2008
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