| Ecrit par BUDAPEST,
le 16-07-2008 01:00
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Politique - Une disparition que personne ne regrette.- Peter Kiss, directeur du cabinet du Premier ministre hongrois a fait savoir que son pays et l'Allemagne célébreraient ensemble en 2009, le 20e anniversaire de la disparition du rideau de fer qui avait séparé l'Europe de l'Ouest de celle de l'Est pendant une bonne quarantaine d'années. L'expression rideau de fer n'était pas nouvelle mais c'est Winston Churchill qui lui redonne du sens le 5 mars 1946, quand dans son discours de Fulton, il constate que "de Stettin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique, un rideau de fer s'est abattu sur le continent". Après une rencontre avec son homologue Thomas de Maiziere à Budapest, iKiss a déclaré que la cérémonie rappellerait les différents épisodes de cette disparition. Ironie de l'histoire, Thomas de Maiziere est le cousin de Lothar de Maiziere qui fut le dernier chef de gouvernement de la République démocratique allemande, du 12 avril au 2 octobre 1990, après les premières élections libres de ce pays. Le 19 août 1989, comme prélude à la chute du Mur de Berlin le 9 novembre de la même année, l'opposition démocratique hongroise avait organisé un pique-nique paneuropéen à Sopron, ville hongroise à une soixantaine de km de Vienne. A cette occasion quelque 600 ressortissants de la RDA, République démocratique allemande, en profitèrent pour gagner l'Autriche voisine sans être aucunement inquiétés. La coopération hungaro-allemande est très active et de Maiziere a révélé que la Chancelière Angela Merkel effectuerait une visite officielle en Hongrie durant l'été 2009 pour commémorer ce 20e anniversaire de la disparition du rideau de fer. C.D. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mercredi 16 juillet 2008 Eco - Dernier acte pour Nabucco ?- La Hongrie est inquiète pour l'avenir du gazoduc Nabucco, d'autant plus que des négociations viennent d'avoir lieu entre Moscou et Bakou en Géorgie et Ashgabad au Turkménistan, sur le prix de leurs livraisons de gaz à la Russie. Le projet Nabucco, soutenu par l'autrichien OMV, Österreichischen Mineralölverwaltung, le hongrois MOL, Magyar Olaj és Gázipari, le roumain Transgaz, le bulgare Bulgargaz, le turc Botas et l'allemand RWE permettra en 2012 d'acheminer sur 3 300 km, 31 milliards de m3 annuels de gaz de la Caspienne vers l'UE à travers la Turquie et les Balkans, ceci en évitant la Russie. Les travaux devraient commencer en 2009 mais le coût initial de 4,6 milliards d'euros s'élèverait maintenant à 7,9 milliards. Cependant, d'après Reinhard Mitschek, directeur du consortium Nabucco Gas Pipeline, qui se dit confiant, le projet ne saurait être remis en question. Et d'ajouter qu'il y a assez de gaz dans la région pour les Russes, les Européens et les Chinois. Toutefois, ce n'est pas tout à fait l'avis de Jonathan Stern, de l'Institut pour les études sur l'énergie d'Oxford. Il pense que la Russie ne veut pas de l'influence occidentale dans cette région et souhaite maintenir l'Europe dans sa dépendance dans ce secteur... C.D. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mercredi 16 juillet 2008 Défense - Un mort de trop.- Le ministère hongrois de la Défense a annoncé samedi dernier qu'un deuxième soldat hongrois, membre de la force internationale de l'Otan déployée en Afghanistan, forte de 250 militaires, avait été tué à Baghlan, au nord-est du pays, alors qu'il cherchait à désamorcer une bombe. L'artificier Krisztian Nemes, 32 ans, explorait avec un policier local qui a été blessé grièvement, une route sur laquelle avaient été signalées des bombes. Il était le commandant des experts en explosifs, une unité spéciale de neuf hommes chargés de la détection et du désamorçage de bombes. Le 10 juin dernier, Gyula Kovacs âgé de 30 ans, avait été le premier soldat hongrois mort en Afghanistan depuis le déploiement de ce contingent en 2003. Il faut rappeler que le mois de juin a été très meurtrier en Afghanistan pour les soldats des forces internationales. On a relevé 49 décès, soit plus de 40% des pertes enregistrées depuis le début de l'année. C.D. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mercredi 16 juillet 2008 Société - La CEDH rappelle Budapest à l'ordre.- Selon la Cour européenne des droits de l'homme, CEDH, qui vient de rendre son jugement, la Hongrie a violé le droit à la liberté d'expression lorsqu'elle a interdit à un dirigeant d'un parti de gauche le port de l'étoile rouge, symbole de la période communiste. Attila Vajnaj, vice-président du Parti des travailleurs hongrois, successeur du Parti communiste, l'arborait au revers de sa veste en février 2003, lors d'une manifestation et il avait été sommé de laretirer par la police. S'ensuivit une condamnation sans peine en vertu d'une loi qui interdit de porter les symboles du totalitarisme, qu'il soit communiste ou nazi. La sanction avait été soumise à la CEDH. Dans son arrêt rendu à l'unanimité des juges, si la Cour "admet que les violations massives des droits de l'homme qui ont été notoirement commises sous le régime communiste ont discrédité l'étoile rouge, et que le fait d'arborer un tel symbole puisse créer un malaise chez les personnes qui ont été victimes de ce régime et leurs familles", elle fait ressortir aussi qu'"un simple sentiment de malaise, aussi compréhensible soit-il, ne saurait justifier que l'on fixe des limites à la liberté d'expression". C. D. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mercredi 16 juillet 2008 UE - La Hongrie rejoint les priorités de l'UE contre la migration illégale.- Depuis que la Hongrie est entrée dans l'Union européenne, le nombre des migrants illégaux essayant d'entrer dans le pays s'est brusquement élevé. Durant les cinq premiers mois qui ont suivi l'intégration, la police hongroise a retenu environ 500 migrants illégaux venant de Serbie. Durant toute l'année 2007, 700 clandestins avaient été recensés contre seulement 120 en 2005. Une fois à l'intérieur de la Hongrie, les migrants venant des pays balkaniques, surtout du Kosovo, peuvent voyager en Europe occidentale sans avoir à subir de contrôles de passeport. Les migrants illégaux dans cette partie de la frontière de l'Union européenne viennent aussi de Géorgie, d'Afghanistan et de Chine. La Hongrie et la Serbie partagent une frontière d'environ 90 kilomètres, mais c'est une zone de liaison importante. Elle comprend notamment la ligne de chemin de fer Vienne-Belgrade et les routes qui relient la Grèce au reste de l'Europe occidentale. Ces liaisons fournissent des points d'orientation importants pour des migrants qui traversent nuitamment la frontière à travers terres cultivées et forêts. Pour éviter cette situation, la Hongrie a intensifié ses patrouilles à la frontière et a équipé ses troupes de police en conséquence. L'importance des récents moyens mis en place a permis à la police hongroise d'augmenter de 98 % l'efficacité des contrôles frontaliers. C. E. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mercredi 16 juillet 2008 Société - Succès de la grève de MÁV.- Lundi 14 juillet, les syndicats des chemins de fer hongrois ont à nouveau fait grève. Succès pour les uns et échec pour les autres, cette grève a néanmoins perturbé le traffic jusque dans l'après midi de lundi. Les trains n'ont pas circulé du lundi 0h à 13 h où a eu lieu un service minimal dans quelques grandes gares. Toutefois, les exigences des syndicats ne sont toujours pas satisfaites. Le syndicat a réclamé l'augmentation des salaires des employés, 10% au lieu des 6,9% proposés par l'État ainsi qu'une prime de 250 000 HUF à tous les cheminots sur la recette de MÁV Cargo qui a été privatisé ainsi que la réouveture de 38 lignes secondaires fermées. M.K. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mercredi 16 juillet 2008
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