| Ecrit par Claire Lelong,
le 22-07-2008 00:00
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Petit, la sieste s’apparente à une punition. Grand, c’est une envie souvent irrésistible mais peu réalisable sauf en vacances. Profitez justement de l’été : faire la sieste, ça s'apprend, et surtout, ça se savoure !
(photo Le Guide officiel de la sieste)
Vous piquez certainement du nez entre 13h et 15h… Une petite sieste s’impose pour respecter le rythme biologique du corps, qui ne peut être à 100% de ses capacités en permanence. Savez-vous que chaque sieste, même brève, reproduit les quatre phases du sommeil ? D'où l'importance de s’adonner à cette activité quotidiennement. Certains spécialistes affirment même qu’elle est plus récupératrice qu’une longue nuit. Et ses bienfaits sont encore nombreux : elle augmenterait les performances du cerveau et les facultés de la mémoire sur le long terme, favoriserait la créativité et la concentration, diminuerait les risques d’accidents cardio-vasculaire et le stress… La vraie sieste est bien plus qu’un simple assoupissement impromptu. Il faut apprendre à s’endormir quand on veut, et vite. Se réveiller après un laps de temps précis -répétez mentalement ou visualisez l’heure souhaitée de réveil. Dormir moins longtemps mais être plus reposé. Pour y arriver, des techniques existent. Relaxation, respiration et visualisation de son corps au repos : ces mots-clefs vous aideront à y arriver… Et dans quelques temps, vous y parviendrez même au bureau.
Où, quand, comment : l’art de la sieste Si vous pouvez faire la sieste à votre domicile, habillez-vous confortablement et chaudement, coupez tout moyen de communication dérangeant, et munissez-vous si besoin d’un masque de détente et de boules quies. Evitez de vous assoupir après 17h, pour ne pas télescoper la prochaine nuit et partez pour 20 à 35 mn : c’est la durée idéale d’une sieste. Et contrairement à l’idée reçue, inutile de manger léger pour bien siester : ce n’est pas la digestion qui assoupit, mais un pic hormonal naturel. Ceci étant dit, attendez environ 20 mn après le déjeuner pour vous laisser aller dans les bras de Morphée. Vous pouvez aussi vous faire bercer par une musique douce, ou encore laisser vagabonder votre imagination, à la frontière entre le rêve et le sommeil… Façon autohypnose, des petits jeux mentaux vous permettront certainement de résoudre inconsciemment quelques problèmes. Quant au réveil et à la reprise d’activité, faites les choses en douceur pour vous réacclimater à l’après-midi qui vous attend. Si la sieste est encore mal vue en France où la productivité et le travail acharné priment, l’Espagne ou l’Asie ont compris depuis longtemps ses avantages. Le business de la sieste commence d’ailleurs à faire recette aux Etats-Unis, avec les cabines de sieste MetroNaps. Mais pas besoin de payer pour un petit dodo : il suffit de fermer les yeux et de bailler. Claire LELONG. (www.lepetitjournal.com) mardi 22 juillet 2008 L’art de la sieste en librairie En 10 ans, L’art de la sieste, le délicieux petit bijou de Thierry Paquot (Zulma, 93p, 8,5€) est devenu la référence littéraire des amoureux du farniente. Déjà traduit en 8 langues et vendu à 65.000 exemplaires, une nouvelle édition est aujourd’hui accompagnée d’une postface de l’auteur qui revient sur un tel succès. Voilà comment elle se termine : "La sieste n’a besoin d’aucune explication rationnelle, logique, réglementaire. Elle naît pour renaître. Elle vient à nous et se fiance à notre indolence, nous asticote, nous irradie, nous fortifie. Elle est ce temps mort, si vivant." Courons nous fortifier ! Pour ceux qui n’osent pas s’y mettre Le guide officiel de la sieste de Frédéric Ploton (éditions Jouvence, 160 p, 9,90 €) propose des exercices, de débutant à confirmé. Moins littéraire, mais plus pratique. B.R. (www.lepetitjournal.com) mardi 22 juillet 2008
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