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Ségolène Royal – L’espion qui ne l’aimait pas.- |
| Ecrit par Frederic Guitton,
le 11-07-2008 00:00
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Réalité, paranoïa ou simple envie de faire parler d’elle ? Depuis mardi soir et son interview au JT de 20h sur France2, Ségolène Royal se dit traquée, "espionnée ou sur écoute". Car la présidente du Poitou-Charentes a été cambriolée trois fois en deux ans (voir notre édition du 1er juillet 08) et reste persuadée que ces "tentatives d’intimidations", comme elle les qualifie, sont liées à ses récentes attaques contre Nicolas Sarkozy. "Ce sont des coïncidences étranges" a-t-elle souligné hier sur RTL, en réitérant ses suspicions envers "le clan Sarkozy". A droite, ses propos ont aussitôt créé un tollé, François Fillon affirmant mercredi que l’ancienne candidate à la présidentielle est en train de "perdre le contrôle d’elle-même". Pour Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP, "la gravité des accusations proférées est le signe qu'elle perd ses nerfs". Ségolène Royal trouve toutefois du soutien à gauche, et notamment du côté de la porte parole du PS à l’Assemblée Aurélie Filippetti qui affirme que "dans la France de Nicolas Sarkozy, on peut désormais mettre à sac le domicile de la principale opposante politique et cela ne déclenche que l'hilarité des porte-parole du pouvoir en place". En attendant les résultats de l’enquête sur l’effraction de son domicile, Ségolène Royal reste sur ses gardes. Durant la campagne présidentielle, l’ancienne candidate socialiste avait déjà dépensé plus de 53.000 euros pour s’équiper de détecteurs de micros et d’appareils antimouchards. F.G. (www.lepetitjournal.com) vendredi 11 juillet 2008
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