| Ecrit par Frederic Guitton,
le 10-07-2008 01:00
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Le rendez-vous du G8 au Japon s'es terminé hier, après de nombreux débats sur le réchauffement climatique, la crise alimentaire ou encore la flambée du pétrole. Mais au terme de cette réunion de trois jours, très peu d’engagements ont été pris par les dirigeants Les 8 plus puissants dirigeants du monde ont eu beau creuser, ils n'ont trouvé aucun accord concret sur les sujets les plus sensibles comme la crise alimentaire ou la flambée des prix du pétrole (photo AFP)
La grande réunion des 8 plus grands pays industrialisés à Toyako (Japon) s’est achevée hier sur un bilan plutôt mitigé. Alors que les plus longues discussions ont porté sur la question de l’environnement, le G8 a débouché mardi sur un accord unanime, mais très limité. Les dirigeants se sont en effet accordés pour réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet (GES) de serre d’ici à 2050. Et si pour le président George Bush ces discussions se sont avérées "très fructueuses", les ONG et les écologistes dressent quant à eux un bilan plus pessimiste. Car l’accord conclu à 8 revêt plusieurs points faibles. Ainsi, aucun objectif à court terme n’a été proposé et 2050 reste un horizon très lointain. Quant aux pays émergents, ils ont tout simplement refusé de participer à cet effort commun, considérant que les pays développés sont les seuls responsables du réchauffement climatique. Des dirigeants très "préoccupés" La flambée du coût du carburant a également occupé une grande partie des discussions de Toyako. Mais aucune décision concrète n’a véritablement abouti. Après avoir émis un simple communiqué pour se dire "fortement préoccupés par l'envolée des prix du pétrole", les dirigeants ont poliment demandé aux plus grands pays producteurs de pétrole d’augmenter "à court terme" les capacités de production et de raffinage. Car en attendant une baisse des prix du pétrole, les Etats gourmands en énergie ne peuvent se rabattre sur les biocarburants. Ces derniers seraient en effet responsables de l’augmentation des prix alimentaires puisque les cultures agricoles ne peuvent fournir à produire à la fois de la nourriture et du carburant. La crise alimentaire a d’ailleurs été abordée par les 8 grands dirigeants qui se sont dits "profondément préoccupés", mais qui n’ont pris aucune nouvelle mesure pour aider les populations en difficulté. Quant aux questions diplomatiques, elles ont été brièvement évoquées par de simples déclarations, appelant par exemple l’Iran à "agir de manière plus responsable". La Russie étant opposée à toute sanction contre le président iranien, aucune décision concrète ne peut être prise à l’unanimité. Et si, comme le veut Nicolas Sarkozy, le G8 accueillait 5 nouveaux Etats pour la prochaine réunion, il y a de quoi se demander si des accords à l’unanimité à 13 pourraient encore être envisageables. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) jeudi 10 juillet 2008 En savoir plus 20Minutes – Le G8 ne convainc pas sur le climat France Soir – La planète crie famine, le G8 se goinfre Nouvel Obs – George Bush juge le sommet du G8 "fructueux" L'Express - Nicolas Sarkozy veut élargir le G8 à la Chine, l'Inde et l'Afrique Silvio Berlusconi se fait insulter par la Maison Blanche.- Le président américain a failli déclencher un incident diplomatique avec le Premier ministre italien lors de ce G8. Alors que l’avion de George Bush se rendait à Toyako pour la rencontre internationale, les journalistes qui se trouvaient à bord se sont vus remettre des dossiers de presse dans lesquels figurait une biographie assez salée de Silvio Berlusconi. Parmi les phrases les plus polémiques, on pouvait y lire : "le chef du gouvernement italien est l'un des dirigeants les plus controversés dans l'histoire d'un pays connu pour la corruption et les malversations de son gouvernement". Toujours selon ce dossier de presse, le Premier ministre italien est "considéré par beaucoup comme un dilettante en politique qui ne doit ses hautes fonctions qu'à son influence considérable sur les médias nationaux [...], haï par beaucoup mais respecté de tous pour sa bella figura et sa volonté, Berlusconi a su grâce à son sens des affaires et à son influence bâtir un empire personnel dont est né le gouvernement italien qui a duré le plus longtemps et qui lui a valu sa position de première fortune du pays". Alors que l’affaire a aussitôt créé un tollé en Italie, la Maison Blanche s’est empressée de s’excuser "pour cette malencontreuse erreur". La biographie aurait été extraite du site Internet de l’Encyclopédie mondiale des biographies sans avoir été relue par le service presse de la Maison Blanche. Comme quoi il n’y a pas que Wikipedia dont il faut se méfier ! F.G. (www.lepetitjournal.com) jeudi 10 juillet 2008
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