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DIPLOMATIE - Bucarest et Chisinau reprennent timidement le dialogue |
| Ecrit par Jonas Mercier,
le 09-07-2008 00:00
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Après une longue période de froid entre la Roumanie et la République de Moldavie, le ministre roumain des Affaires étrangères, Lazar Comanescu, s’est déplacé lundi à Chisinau pour une visite officielle. Un pas vers le réchauffement entre les deux pays ?
Le ministre roumain des Affaires étrangères Lazar Comanescu (photo : interlic.md)
C’est dans un contexte de vives tensions diplomatiques que le ministre roumain des Affaires étrangères, Lazar Comanescu, s’est déplacé lundi à Chisinau, capitale de la République de Moldavie. Durant cette visite officielle, il a rencontré le président, Vladimir Voronin, le Premier ministre, Zinaida Greceanii, et le chef de la diplomatie moldave, Andrei Stratan. "C’est un pas vers le réchauffement des relations, mais cette visite n’a aucune dimension politique, elle est simplement technique. Lazar Comanescu n’a aucun poids politique. Pour qu’il y ait du changement, il faut que l’on règle les problèmes politiques, il faut rétablir les relations entre les présidents et les Premier ministres", explique le politologue Cristian Pîrvulescu. Il est vrai qu’aucun résultat concret n’est ressorti de ce voyage. L’un des principaux journaux moldaves de l’opposition, Timpul, titrait hier matin : "Pantomime diplomatique", indiquant que les deux ministres des Affaires étrangères avaient refusé de répondre aux questions des journalistes. Lazar Comanescu, lui, s’est contenté de faire des déclarations très vagues : "Il y a eu beaucoup de discussions de haut niveau, qui se sont déroulées dans une atmosphère de dialogue très constructive." Et comme pour justifier l’aspect platonique de cette rencontre, il a déclaré que la République de Moldavie et la Roumanie ne devaient pas devenir les "otages" de la signature des traités sur lesquels les deux pays n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord..
Aucune visite officielle pendant deux ans Car l’une des conditions du rétablissement des relations bilatérales entre les deux pays est la signature de deux traités (de base et de frontière). Si en 2000 un document a été accepté par les deux parties, il n’a jamais été signé. Les autorités moldaves et roumaines n’arrivant pas à se mettre d’accord sur plusieurs détails. Par exemple, la rédaction de ces traités en "moldave", voulue par Chisinau, n’est pas du goût de Bucarest qui ne reconnaît pas cette langue. Ou bien la référence à l’accord roumano-soviétique de 1940 sur le retrait roumain de la Bessarabie et de la Bucovine du nord, que les Moldaves veulent stipuler dans le traité de frontière, est formellement repoussée par Bucarest. La dernière visite officielle d’un politique roumain à Chisinau est celle de Mihai Razvan-Ungureanu, alors ministre roumain des Affaires étrangères, en février 2006. Depuis, les relations entre les deux pays se sont nettement refroidies. En octobre dernier, les autorités moldaves ont refusé l’entrée sur leur territoire de trois délégations roumaines, pourtant invitées par le maire de Chisinau pour la fête de la ville. Quelques mois plus tôt, la République de Moldavie avait refusé l’ouverture de deux nouveaux consulats roumains, qui devaient permettre de délivrer plus de visas aux citoyens moldaves. Jonas Mercier. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 9 juillet 2008
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