|
POLITIQUE – Le PS a un Ayrault mais cherche son champion |
|
|
| Ecrit par Benoit Soilly,
le 09-07-2008 00:00
|
|
Jean-Marc Ayrault est sorti vainqueur de son duel face à Arnaud Montebourg pour la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée qu’il détient depuis 11 ans. Au PS, les divisions s’accentuent à l’approche du congrès de Reims 
Jean-Marc Ayrault a le doigt long au PS (Photo AFP)Jean-Marc Ayrault est indéboulonnable. A 58 ans, le maire de Nantes a une fois de plus été réélu président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale. Le député-maire occupe ce poste depuis maintenant 11 ans. A côté de lui, les immortels de l’académie française sont des enfants de chœur. Jean-Marc Ayrault a résisté à tous les assauts. A tel point qu’il a décidé après les élections législatives de 2007 de mettre en peu de piquant dans ces élections internes. Le Nantais a annoncé qu’il allait remettre son titre en jeu chaque année, tel un boxeur aux multiples ceintures. Son dernier challenger à monter sur le ring n’était autre que son vice-président Arnaud Montebourg. Le plus aristocrate des hommes de gauche a placé un premier uppercut surprise avec sa candidature inattendue. Le champion Ayrault a relevé le défi hier devant un parterre de députés socialistes consternés par ce duel président contre vice-président. Comme si le PS avait besoin de ça. Une fois encore Jean-Marc Ayrault a conservé son titre avec 120 voix obtenues contre 57 pour son rival. Congrès et divisions Critiqué pour son fantomatique combat parlementaire contre le gouvernement, le professeur d’allemand avait rétorqué comme un aveu d’impuissance "nous sommes utiles mais ça ne se sait pas". Proche de François Hollande et premier soutien de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle de 2007, Jean-Marc Ayrault n’est pas "l’homme providentiel". Selon lui, "ce qui est important, c’est qu’on joue (le PS) collectif". Mais, si le mot collectif est sur toutes les lèvres, les ténors du PS se préparent plus à la jouer perso. Derrière la candidature Montebourg se cache l’opposition entre les reconstructeurs fabusiens et les amis de DSK (Dominique Strauss-Kahn) et Martine Aubry. Car, les éléphants ont envie de se mêler au duel Royal-Delanoë pour le poste de premier secrétaire du parti, qui sera décidé lors du congrès de Reims en novembre. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 9 juillet 2008 En savoir plus Le Point - Ayrault réélu président du groupe socialiste à l'Assemblée Le Nouvel Observateur - Ayrault sort vainqueur de son duel avec Montebourg
|