| Ecrit par Mario Gonzalez,
le 08-07-2008 00:00
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L’amour du mexicain pour le théâtre est un fait incontestable, à en juger par le nombre impressionnant de pièces jouées quotidiennement dans différentes salles conventionnelles ou improvisées à travers toute la géographie de Mexico 
Le théatre une passion chez les mexicains (Source Esmas)Le bouillonnement de la scène théâtrale au Mexique reflète, à certains égards, le côté "théâtral et extraverti" du Mexicain. Il symbolise aussi une scène artistique très créative et un foisonnement de l’écriture théâtrale. Dans une discussion à battons rompus en marge d’une exposition récente de livres sur le théâtre dans le hall de la salle Julio Castillo, dans l’arrière-cours de l’Audotorio Nacional, le coordinateur de l’activité théâtrale au Mexique, Ignacio Escarcega, a indiqué au Petit Journal que la ville voit jouer, quotidiennement, plus d’une centaine de pièces de théâtre. Cette importante offre théâtrale n’est pas due au hasard. Il y a d’abord une infrastructure impressionnante composée d’une quarantaine de théâtres conventionnels qui peuvent accueillir entre 100 et 800 spectateurs. A cela s’ajoute un bon millier d’espaces privés -généralement des domiciles de dramaturges et d’hommes de théâtre- aménagés spécialement pour présenter une pièce de théâtre. Deuxième volet de cette profusion de spectacles de toutes natures, il y a l’inévitable affluence d’un public amoureux de théâtre et désireux de faire un sacrifice pécuniaire, parfois conséquent, pour se délecter d’une bonne pièce de théâtre. On constate généralement l’assistance de familles entières à certaines pièces, ce qui donne, aux yeux de Escarcega , une véritable impulsion à la création théâtrale dans le pays et permet évidemment de transmettre la passion du théâtre aux jeunes générations. Le reflet de la société mexicaine Autre élément non moins important : le taux d’occupation des salles par un public passionné. Les lieux de spectacle enregistrent un taux d’occupation moyen de 60% de leur capacité totale, ce qui représente un taux d’occupation respectable selon les normes internationales. Toutefois, des pièces à succès attirent fréquemment un public nombreux et la salle affiche complet prématurément. Troisièmement, les nombreuses institutions étatiques d’appui à la création théâtrale donnent une véritable impulsion financière à la production de spectacles, avec la contribution de sponsors privés. Toutefois, tempère Escarcega, le théâtre au Mexique ne fait pas vivre ses hommes et ses femmes, qui sont amenés, à quelques rares exceptions, à exercer dans le cinéma, la télévision, les télénovelas pour arrondir les fins de mois. A propos des thématiques abordées dans les pièces à succès, la majorité des spectacles sont un reflet fidèle de la réalité de la société mexicaine, sa psychologie, ses craintes et ses espérances. C’est, peut-être, la raison pour laquelle le public se sent concerné et directement impliqué dans les scènes de vie quotidienne jouées sur les planches. Dans ce panorama promoteur pour la scène théâtrale, apparaît une cerise sur le gâteau. En effet, depuis fin mai dernier, les dramaturges ont un digne représentant au sein de la prestigieuse Académie mexicaine de la langue. Il s’agit de l’auteur prolifique Victor Hugo Rascon Banda, qui a été admis dans cette institution, lors d’une cérémonie solennelle ayant lieu, fait sans précédent, dans une salle de théâtre. Mario GONZALEZ. (www.lepetitjournal.com - Mexico) mardi 8 juillet 2008
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