| Ecrit par Benoit Soilly,
le 08-07-2008 01:00
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Par suite d’un arrêt de travail généralisé en France, deux hommes diamétralement opposés décident de voyager ensemble jusqu’à Rome. Partis à l’aventure, Charles Berling et Patrick Timsit forment un duo chaotique mais touchant 
De Paris à Rome, les deux hommes vont avoir les pires difficultés à traverser une France en plein chaos"La grève est un droit, et dans certains cas, c’est même un devoir". Les choses démarraient mal entre Vincent Disse, anti-conformiste très relax et Marc Roux, cadre supérieur sous pression hiérarchique. Et pourtant, le duo Charles Berling alias Vincent Disse - Patrick Timsit alias Marc Roux, fonctionne bien. Dans une France en plein chaos marquée par une grève générale, les deux hommes vont apprendre tant bien que mal à se connaître en refaisant le monde. Loin d’une comédie plus légère sur le thème de la grève comme Trafic d’influence où le duo Jugnot-Lhermitte reste hilarant, Par suite d’un arrêt de travail, propose une réflexion plus profonde sur notre société. A l’heure où le président français explique que "lorsque qu’il y a une grève personne ne s’en aperçoit", le film de Frédéric Andrei, émaillé d’images d’archives sur les grèves en France, prend involontairement le total contre-pied de cette déclaration polémique. Grâce à deux personnages aux antipodes et à un voyage homérique, le réalisateur observe les différentes opinions sur les mouvements sociaux chers à notre pays.
"Je sais tout" Au cours de leur aventure digne du tour du monde en 80 jours, Vincent initie sans le vouloir Marc au jeu du "je sais tout". Le but, appeler sa femme, l’air grave pour lui faire peur et lui lâcher un "je sais tout" accusateur. Un passage censé être marrant sauf pour Marc, qui va découvrir le pire. A la fois drôle et touchant, Patrick Timsit réussit son retour sur les écrans. Confronté à un Charles Berling épatant en beau rebelle à la dérive, le comique joue finement un personnage plein d’autodérision qui voit son monde de businessman s’écrouler autour de lui. Par chance pour les spectateurs, ces deux là n’ont pas encore levé leur piquet de grève au cinéma. Benoît SOILLY (www.lepetitjournal.com) mardi 8 juillet 2008 Par suite d'un arrêt de travail, le teaser :
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