| Ecrit par BUDAPEST,
le 07-07-2008 00:00
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Samedi, la Gay Pride a tourné en guerre des gangs. La violence des contre-manifestations avait quelque chose de démesuré face au petit nombre de participants lors du rassemblement gay
Affrontements entre policiers et extrémistes de droite durant la gay Pride. Place des Héros (photo LPJ Charlotte Esnou) La traditionnelle manifestation de la Gay Pride qui s'est déroulée dans la plupart des grandes villes du monde le 30 juin dernier, a eu lieu hier à Budapest malgré les velléités d'annulation qui s'étaient exprimées. Le cortège connu pour son excentricité, a suscité de vives réactions de haine et de rejet de la part de près de 2 000 nationalistes conservateurs rassemblés hier dans le centre de Budapest. La police avait, en prévision des affrontements, organisé un important dispositif de protection. Toute l'avenue Andrassy était encerclée de grillage depuis la place Elizabeth jusqu'à la place des Héros. Deux heures avant le début de la parade, plus de 50 autobus de police étaient arrivés dans le quartier et en étaient descendus des centaines de policiers anti-émeutes. De nombreux hélicoptères n'ont pas cessé d'effectuer des rondes durant toute la journée. Au total ce sont 58 personnes parmi les agitateurs qui ont été arrêtées par la police selon Eva Tafferner, porte-parole de la police de Budapest. 12 policiers ont été blessés et 13 voitures de police ont été endommagées. Trois attaques au cocktail Molotov ont également été recensées, notamment contre un bar gay: "l'Action bar". L'an dernier, quatre bombes incendiaires avaient déjà été lancées dans un sauna gay du centre ville. Des agressions violentes Les quelques centaines de représentants de la communauté homosexuelle à Budapest ont eu à subir les assauts des militants extrémistes qui les ont bombardés d'oeufs, de tomates, de bouteilles en verre et de pierres en leur hurlant des injures de toutes sortes. Les premiers affrontements ont eu lieu sur la place Liszt Ferenc où la police a dispersé les émeutiers à l'aide de gaz lacrymogènes. Les autres agressions se sont déroulées place des Héros où le défilé était censé prendre fin. Sur cette place, sous l'œil intrigué de centaine de civils, des manifestants, portant des cagoules et vêtus de noir, ont attaqué le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany ainsi que l'ancien premier secrétaire du parti libéral hongrois, Gabor Seletey et la représentante socialiste du gouvernement hongrois au Parlement européen, Katalin Levai. Là encore, la police a réussi à disperser les agresseurs à l'aide de canons à eau. Selon l'Agence hongroise de presse, la police a découvert juste, avant les manifestations, quelques dizaines de litres d'acide ainsi que plusieurs produits servant à la fabrication des cocktails Molotov entreposés dans un appartement de l'avenue Andrassy. On a donc peut-être évité une catastrophe ! Charlotte ESNOU. (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 7 juillet 2008
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