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SOCIÉTÉ - La Norvège, championne de l’égalité hommes-femmes |
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jeudi 11 septembre 2008 |
Depuis longtemps, la Norvège a fait de l’égalité entre femmes et hommes une de ses spécificités. Elève modèle en la matière, elle arrive en tête du classement des Nations Unies sur la participation des femmes
Le Parlement norvégien © Thierry GUENINMinistres des finances, de l’industrie et du commerce, de la défense, de la communication, des collectivités territoriales, de la recherche et de l’enseignement supérieur, de l’enfance et de l’égalité des droits... Les femmes sont nombreuses au sein du gouvernement norvégien. Ou pas. Car finalement, elles occupent simplement la moitié des postes, ce qui semble tout à fait normal dans une démocratie représentative. La Norvège s’est depuis longtemps érigée en championne de l’égalité entre femmes et hommes. Elle arrive ainsi en tête de l’évaluation réalisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement sur l’indicateur de la participation des femmes dans son rapport 2007-2008. Elle devance d’ailleurs la Suède, la Finlande, le Danemark et l’Islande ! Tiens, tiens ! Sur ce sujet, la France pointe en 18ème position... Dans les pas de Gro Harlem Brundtland En Norvège, les femmes occupent près de 40% des sièges au Parlement et dans les conseils municipaux. Le changement s’est fait principalement dans les années 80 sous l’effet d’une loi et l’impulsion d’une femme, Gro Harlem Brundtland. Elle est l’une des personnalités importantes de l’histoire norvégienne contemporaine. Elle a été élue chef du parti travailliste en 1981 et est devenue la même année la première femme à occuper le poste de Premier ministre. Ce premier mandat n’a duré que quelques mois. Réélue en 86, elle composait alors un cabinet de 18 membres comptant 8 femmes. Une première mondiale ! Après le droit de vote obtenu en 1913, puis le libre accès à toutes les fonctions officielles en 1952, le combat pour l’égalité des droits a connu une nouvelle avancée significative en 1978 avec la loi n°45. Elle reprenait l’ensemble des dispositions liées à l’égalité des sexes : salaires, accès à l’éducation, postes dans les organismes publics. Elle a depuis été régulièrement renforcée et un médiateur est chargé de veiller à sa bonne application. Les derniers textes n’ont pas laissé en reste le secteur privé. Ainsi, en 2004, une loi a été adoptée, qui prévoit la dissolution des sociétés qui ne parviendraient pas à atteindre l’objectif fixé de 40% de femmes dans les conseils d’administration, avant le 1er janvier 2008. Thierry GUENIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 11 septembre 2008 (rediffusion) Source : www.norvege.no / www.unpd.org |