| Ecrit par Joris Sabi,
le 04-07-2008 00:00
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Le conseil fédéral de la FFF a rendu son verdict : Raymond Domenech est maintenu à la tête de l’équipe de France. Mais sa mission est désormais purement sportive, et il n’assurera plus la communication des Bleus. Reste à savoir si cette nouvelle formule est la bonne… 
Avec son air innocent, Raymond Domenech est tout de même grandement responsable de la déroute française à l'Euro. (photo AFP)Le conseil de classe a tranché. L'élève Domenech pourra se présenter à l'examen de la Coupe du monde 2010 mais avec la mention "doit faire ses preuves". Cette décision qu’a rendue hier le conseil fédéral de la fédération française de football (FFF) ne satisfait pourtant personne. En maintenant Raymond Domenech, tout en limitant drastiquement ses pouvoirs, les pontes du football français ont privilégié le statu-quo tout en montrant qu’ils avaient tiré quelques leçons de l’Euro 2008. Mais du coup, ceux qui voulaient la tête de Domenech en sont pour leurs frais, tout comme les partisans d’un Domenech omnipotent. Celui qui est à la tête des Bleus depuis 2004 et qui le restera donc jusqu’à la coupe du monde 2010, au minimum, "recentrera sa mission sur la fonction sportive, dont il conservera la pleine responsabilité, en se dégageant de toute autre contingence", selon le communiqué officiel. Exit donc les dérapages médiatiques incontrôlés et autres demandes en mariage en direct, le sélectionneur sera désormais assisté d’un chargé de communication. Deschamps devra attendre Mais Domenech reste souverain sur l’aspect sportif, et ce malgré le monumental fiasco de l’Euro austro-suisse. Les 19 votants du conseil fédéral (dont 18 se sont exprimés en sa faveur) ont apparemment fait fi de ses choix douteux, tant au niveau de sa sélection de joueurs que de ses options tactiques. Ses nombreux soutiens, des décideurs (Platini, Escalettes) aux joueurs (Vieira, Sagnol, Ribéry…) ont aidé à faire pencher la balance en sa faveur. Autre élément évoqué : la stabilité. Tout chambouler à deux ans de la coupe du monde n’est pas forcément la meilleure solution, selon la FFF. Pourtant, le camp adverse présentait un casting de poids. Derrière Didier Deschamps, candidat non-officiel à la succession, se dressait une bonne partie des champions du monde 98. Zizou, Duga, Liza et quelques uns de leurs glorieux partenaires de l’époque militaient pour la nomination de leur ancien capitaine. Deschamps, plus proche des joueurs, plus à l’aise avec les médias, entraîneur reconnu, leur semblait être le candidat idéal. Mais ils devront attendre. Car c’est bien Raymond Domenech, malgré ce recadrage, qui aura la charge de mener les Bleus vers la coupe du monde 2010, dont les qualifications démarrent dans à peine deux mois. Joris SABI. (www.lepetitjournal.com) vendredi 4 juillet 2008 En savoir plus : Nouvelobs - Domenech maintenu ! Le Point - Les raisons du maintien de Raymond Domenech à la tête des Bleus Le communiqué fédéral
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