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BLANCHE ET LA FOI – Sainte Ingrid |
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| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 04-07-2008 01:00
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Très émue par la libération d’Ingrid Bétancourt, Blanche s’interroge sur son teint. Et sur la vélocité de sa mère de 73 ans. Doit-elle appeler les cieux à la rescousse ?
Yolanda et Ingrid, des femmes diablement bien conservées (photo AFP)Il y a eu Florence Aubenas voilà trois ans. Depuis mercredi soir, la mythologie féminine contemporaine s’agrège d’un nouveau nom, celui d’Ingrid Bétancourt. Dieu qu’on a eu peur toutes ces années ! Enfin quand je dis Dieu, c’est façon de parler. Aussi bien je dirais "Maman qu’on a eu peur toutes ces années". Et ma mère, je sais qu’elle existe. D’ailleurs la maman d’Ingrid me fascine. Seigneur, la dame a 73 ans. Enfin Seigneur, c’est aussi une façon de parler. Donc la dame aurait aux bas mots 70 ans bien tapés, mais elle n’en a pas l’allure. C’est bien simple, quand j’ai vu Yolanda –c’était pas le vrai prénom de Dalida d’ailleurs ?, j’ai pensé qu’ils avaient loué une maman de 50 ans pour les télés du monde. Mais quand j’ai assisté en direct de BFM aux bisouilles qu’elles se faisaient, j’en ai déduit que non, ça devait être une vraie relation mère-fille. Surtout quand elles se sont agenouillées pour prier, j’ai pensé que la femme âgée devait régulièrement faire du fitness.
L’hygiène de la jungle Du coup, j’ai regardé sa fille plus attentivement. Six ans de cauchemar sans la moindre crème hydratante avec au final un visage un peu rond, vaguement marqué, mais pas ridé pour un sou. Qu’on m’exporte immédiatement dans la jungle pour un lifting colombien ! Je suis prête à trouver la foi si elle sublime mon teint. Entre le teint et la taille, toutes les nanas de mon âge savent qu’il faut choisir. Aussi, quand j’avais été témoin de cette terrible photo de novembre 2007, où Ingrid avait une chevelure et un visage à la mater dolorosa, j’avais eu un égarement peu pieux : si les Farc voulaient bien me kidnapper, ils m’éviteraient de longues et coûteuses cures d’amincissement. Huit mois plus tard, en voyant les joues replètes de l’otage libérée, je m’interroge sur le fond de la thérapie. On mange quoi dans la jungle ? Des iguanes au beurre ? Dieu m’accorde sa bonté. Enfin quand je dis Dieu, je pense à vous lecteurs tangibles. Pardonnez mon mauvais esprit, et repentons-nous en nous agenouillant ensemble ! C’est bon pour les articulations, et je ne vois pas en quoi ça pourrait nuire au teint. Alléluia. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 4 juillet 2008
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