L'élevage
du vin, étape préalable à sa mise en bouteille, est essentiel à sa
bonne évolution, c'est là que les arômes du vin acquièrent leur
complexité. Le triangle de vie du vin, ses trois grand facteurs, sont
l'acidité, l'alcool et les tanins du bois. Et c'est lors de l'élevage,
autrement dit le passage en barrique, que les tanins contenus dans le
bois de la barrique se libèrent (par micro oxydation) et passent dans
le vin. Ces tanins ont de nombreux effets sur le vin. Ils aident à
la stabilisation de la couleur du vin, et lui donnent la force de tenir
au file du temps. Aux niveaux des arômes, le bois de chêne offre
au vin des notes de fruits secs, de pain toasté, de biscuit et plus
tard il donnera des nouveaux arômes comme ceux de café, chocolat et
tabac. Et en règle général l'élevage du vin l'adoucit et le rend un peu
plus aimable à notre palais. Du bois mais pas trop Certes
l'élevage en barrique de chêne est important, mais il ne faut pas en
abuser. Le bois pourrait finir par dominer le bouquet (arôme) et
l'expression du vin. Un vin boisé n'est plus un vin. Le vin provient,
on le sait tous, du raisin, un fruit. La famille d'arômes dominante
doit donc être le fruit. Certains grands critiques du monde du vin,
comme l'américain Robert Parker, sont friands de vins très boisés. Ces
critiques arrivent à influencer le consommateur et l'amènent à
consommer des vins surfaits ou des vins dont le terroir est masqué.
Cela dénature et réduit notre patrimoine. Restons à l'origine et à l'essentiel, la terre, le fruit, le climat, qui doivent se refléter dans nos verres de vins. Gaël Le Bec (www.lepetitjournal.com - Barcelone) vendredi 4 juillet |