| Ecrit par Rino Monflier,
le 03-07-2008 00:00
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La Grande Boucle 2008 s’élancera de Bretagne samedi. Après un Tour de France 2007 gâché par les affaires de dopage, les organisateurs ont tenté de faire le ménage et veulent croire en un Tour sans histoire
Christian Prudhomme, le directeur du Tour, veut remettre la course dans le bon sens (photo AFP) Aura-t-on droit à un grand déballage comme l’an passé ? A priori non. Directeur du Tour, Christian Prudhomme a réalisé un grand nettoyage. Exit l’équipe Astana, au cœur d’un des plus grand scandales de la Grande Boucle 2007 avec l’affaire Vinokourov. Et tant pis si Alberto Contador, maillot jaune aux Champs Elysées, ne peut par conséquent défendre sa tunique. Plus question pour les organisateurs de se retrouver avec un boulet de type "Rasmussen". Le Danois, leader insolent de la course l’an dernier, avait été exclu par sa propre équipe pour avoir menti sur ses lieux d’entraînement afin d’échapper aux contrôles inopinés. Depuis mardi, il est suspendu pour deux ans. Les nouvelles bases sont donc posées. Le Tour est désormais organisé sous l’égide de la Fédération française et Christian Prudhomme veut croire que cela le rendra plus indépendant des grandes instances, parfois soupçonnées de certaines largesses vis-à-vis du dopage. "Tout est fait pour éviter ce qui s'est passé l'année dernière, explique le directeur de la Grande Boucle. Je crois en l'efficacité de l'action de l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), je crois aussi vraiment en la prise de conscience des équipes et des coureurs."
Evans et Valverde grands favoris Dans ce Tour du renouveau privé de son dernier maillot jaune, deux coureurs se dégagent comme les grands favoris. Deuxième l’an passé, l’Australien Cadel Evans, qui partira avec le dossard n°1, est l’outsider n°1. Quelques doutes subsistent toutefois quant à sa capacité à assumer le rôle de leader du peloton. Un autre homme semble plus taillé pour endosser cette tunique : l’Espagnol Alejandro Valverde. Le leader de la Caisse d’Epargne a terminé sixième l’an passé et a fait de la Grande Boucle l’un de ses objectifs de la saison. Pour s’imposer, le tout frais champion d’Espagne ne devra pas connaître, comme l’an passé, un jour sans dans la montagne. C’est devenu une triste habitude, il ne faudra pas attendre grand-chose des coureurs français. Ils joueront tout au plus des victoires d’étapes, voire le maillot à pois au prix de longs raids solitaires à la Jalabert mais aucun ne visera le général. Sylvain Chavanel, Tricolore le plus brillant cette saison, ne dit pas autre chose : "Je ne vise pas le classement général, c'est certain, et je ne veux pas faire une fixation là-dessus. Le Tour, c'est la course qui m'a fait venir au vélo, alors ça reste un rêve, un rêve inaccessible, pratiquement infaisable. Au jour d'aujourd'hui, je ne me pense pas capable de gagner le Tour." Restent les coureurs capables de coups comme Pierrick Fédrigo, Thomas Dessel, voire David Moncoutié de retour après deux années gâchées par les blessures. Rino MONFLIER. (www.lepetitjournal.com) 3 juillet 2008
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