| Ecrit par Frederic Guitton,
le 02-07-2008 00:00
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La ministre de la Santé a dévoilé hier une liste de plus de 200 médicaments qui pourront désormais être vendus en libre-service dans les pharmacies. Avec cette mesure Roselyne Bachelot espère accroître la concurrence dans les officines pour faire baisser les tarifs C’est une petite révolution qui va se produire dans les officines. Le ministère de la Santé a établi hier une liste de médicaments que les pharmaciens pourront désormais mettre en vente en libre-service. Au total, ce sont 217 produits sans ordonnance qui pourront être mis à la disposition des clients devant le comptoir. Il s’agit essentiellement d’antalgiques et de médicaments contre des symptômes courants tels que le mal de gorge, les maux d’estomac, la diarrhée ou encore la fatigue. Mais cette autorisation n’est pas pour autant une obligation. "Aucun pharmacien n’est obligé de mettre des médicaments devant le comptoir", a rappelé hier la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Mais cette dernière espère bien que l’opération sera suivie dans la plupart des pharmacies, afin de permettre au consommateur de mieux comparer les tarifs. Plus de concurrence pour plus de pouvoir d’achat Car le principal objectif de cette mesure est bien d’accroître la concurrence entre les pharmacies. Après la diffusion de la très polémique publicité du groupe Leclerc qui implorait une vente de médicaments dans les rayons des supermarchés, Roselyne Bachelot avait contourné la demande en évoquant une possible vente libre-service, mais uniquement en pharmacies (voir notre édition). En disposant ces produits sur les comptoirs, le client pourra donc comparer les tarifs, tout en conservant la possibilité d’être renseigné et conseillé par le pharmacien. Et si la ministre espère bien voir une baisse des tarifs, elle interdit toutefois les promotions du type "deux produits pour le prix d’un". "Les médicaments ne sont pas des produits de consommation courante" a rappelé hier Roselyne Bachelot, elle-même ancienne pharmacienne. Pour évaluer l’évolution des tarifs, un observatoire des prix a même été mis en place. Mais l’aspect tarifaire n’est pas l’unique motivation de la ministre. Avec cette mesure, le gouvernement espère bien inciter la population à se soigner par automédication, sans recourir à l’assurance maladie. Si l’opération s’avère être un succès, la liste, qui ne concerne aujourd’hui que 7% des 3.000 produits sans ordonnance, pourrait être bientôt élargie à d’autres médicaments. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) mercredi 2 juillet 2008 En savoir plus La liste des médicaments concernés sur le site de l’Assaps Libération - Plus de 200 médicaments vont passer devant le comptoir du pharmacien Le Monde - Les Français sont incités par le gouvernement à se soigner sans recourir à l'assurance-maladie
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