| Ecrit par Frederic Guitton,
le 01-07-2008 01:00
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L’affaire est digne d’un conte de fées. Une modeste retraitée maraîchère de Rouvray (Côte-d’or), Lina Renault, pourrait bien être la propriétaire du bâtiment parisien abritant le célèbre Fouquet’s, aujourd’hui estimé à 70 millions d’euros. Il y a deux ans, la justice avait attribué à cette Bourguignonne de 75 ans la propriété de ce luxueux bâtiment. Mais hier, coup de théâtre, le tribunal de Grande instance de Paris a annulé cette décision. Pour mieux comprendre l’histoire, il faut remonter 143 ans plus tôt. En 1865, la comtesse Octavie de Coëtlogon, propriétaire du terrain en question, décède et lègue sa fortune à un aïeul de Lina Renault. Mais au même moment, le propriétaire du terrain voisin fait construire un bâtiment sur la propriété de la comtesse. Après plusieurs reventes, la bâtisse est achetée en 1930 par la Société des restaurants du Café de Paris, actuel détenteur du Fouquet’s. Deux titres de propriété s’opposent donc aujourd’hui, l’un basé sur l’héritage de la comtesse, l’autre sur l’achat auprès d’un squatteur. Et la loi française rend l’affaire bien complexe, puisqu’un titre de propriété contestable devient légal après 30 ans de possession ininterrompue. Aujourd’hui, Lina Renault serait donc héritière, mais pas propriétaire. S’opposant à cette décision de justice, elle a décidé de faire appel. En attendant, cette retraitée continue de recevoir 20.000 euros tous les mois de la part de John Charles Jones, un homme d'affaires gallois à qui elle a signé un "compromis confidentiel de vente" de ce bâtiment pour la coquette somme de 70 millions d’euros. F.G. (www.lepetitjournal.com) mardi 1er juillet 2008
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