| Ecrit par Benoit Soilly,
le 01-07-2008 01:00
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Le chef des armées Nicolas Sarkozy s’est rendu hier au chevet des victimes de la bavure du 3e Régiment de parachutiste de Carcassonne. Dimanche, un militaire a tiré à balles réelles vers la foule. La piste de l’erreur humaine est privilégiée 
Les militaires du 3e régiment parachustiste de Carcassonne composent l'élite de l'amée française (photo AFP)Le procureur appelle cela "une erreur humaine", d'autres militaires "une bavure" ou plus vulgairement une énorme connerie. Pour le chef des armées Nicolas Sarkozy, venu rendre visite aux victimes hier matin, il s'agit d' "un relâchement inacceptable". Mais c’est avant tout un drame qui s’est produit dimanche, lors de la journée portes ouvertes du 3e régiment de parachutiste (RPIMa) à Carcassonne. Pendant une simulation de prise d’otages devant une foule de curieux, un militaire a tiré à balles réelles, blessant 17 personnes, dont cinq enfants. Le tireur incriminé, qui se serait effondré en larmes à l’issue du carnage a été immédiatement placé en garde à vue. Trois autres militaires ont été entendus comme témoins pour comprendre comment une simulation d’exercice s’est transformée en fusillade digne du Far West. Selon le procureur de la République de Montpellier, le drame est la conséquence "d’une erreur humaine ". Le militaire aurait confondu balles à blanc et balles réelles, une erreur de débutant difficile à admettre. D’autant que cela implique qu’il avait conservé de vraies balles sur lui ce qui est interdit et normalement impossible. Dangereux et ridicule Selon les premiers éléments de l’enquête, les balles réelles proviendraient d’un exercice de tirs du mois de juin. Mais les militaires sont surtout étonnés par les circonstances techniques du drame. Le fusil Famas utilisé lors de la présentation doit être équipé d’un bouchon de tirs à blanc (BTP). Avec ce bouchon, il est en théorie impossible de tirer à balles réelles. La première balle aurait détruit l’arme automatiquement. En plus de l’émoi provoqué, cette bavure jette le discrédit sur une armée de terre qui a l’air bien ridicule. Le chef des armées Nicolas Sarkozy et son ministre de la Défense Hervé Morin n’avaient pas l’air très fiers de leurs troupes hier matin. Le président a promis des sanctions contre les responsables. Par chance, le pronostic vital des victimes les plus durement touchées n’est plus engagé, notamment pour un enfant de trois ans. Cet incident, criminel ou non, est rarissime. Et, si seulement les militaires n’avaient pas commencé par tirer en direction de la foule, cela ne serait jamais arrivé, même avec des vraies balles. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mardi 1er juillet 2008 En savoir plus Le Parisien - "Des personnes ont commencé à tomber autour de moi" Ouest France – Hervé Morin exprime ses inquiétudes France Info - Drame de Carcassonne: la justice dispose de films, dont celui d'un militaire Le précédent de Ramstein Les accidents lors d’exercices militaires sont très rares. Le plus marquant et le plus mortel est sans nul doute celui de Ramstein en Allemagne le 28 août 1988. Lors d’un meeting aérien, des appareils militaires de la patrouille aérienne italienne Frecce Tricolori s’étaient percutés en vol. Bilan, soixante-dix victimes et 346 blessés graves au sol après le crash des appareils sur la foule. B.S. (www.lepetitjournal.com) mardi 1er juillet 2008
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