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Après avoir approuvé les modifications de la loi anti monopole, Ezz intervient pour dire son mot. Que l’accusé soit lui-même le juge, cela est vraiment rare. Après avoir adopté les modifications présentées par le ministère du Commerce et de l’Industrie, le Parti National Démocrate (PND) les a refusées une autre fois 
Le principal concerné Mr Ahmed EZZ (Photo LPJ-NK) Un des membres du parlement, Ahmed Ezz, le maître du marché du fer à béton en Egypte et le fils gâté du gouvernement a réclamé la modification des deux articles 22 et 26. Le premier traite de l’amende imposée en cas d’un exercice de monopole et l’autre celle imposée à celui qui présente une plainte contre les exercices monopolistes. Il a présenté deux listes signées par une majorité des députés pour faire dicter son mot. "Il suffit de se contenter d’une amende de 300 millions de L.E payée par l’accusé. Le fait d’imposer une amende équivalente à 10 ou 15% du total des ventes est très dur. Surtout que cette loi est nouvellement née sur le marché", s’est justifié un responsable de l’Entreprise Ezz pour le fer à béton. "Quel sarcasme", s’exclame un député au conseil consultatif. "Ces gens n’ont-ils pas honte de leurs justifications ? 300 millions d’amende sur un total en milliards de profits accumulés au cours de l’année, n’est rien. Et ils le savent bien. Un taux de 10% pourrait par contre paralyser leurs activités", explique-t-il. Quel est le vrai scénario et qui est le vrai responsable, personne ne les connait. Le comité économique s’est dit innocent de toute adoption de la nouvelle formule de la loi, alors que l’assemblée se défend en disant que ce sont les membres de ce comité qui ont recommandé de telles modifications. Un mélange de corruption et d’intérêts particuliers semble contrôler le jeu. Les différends sont allés jusqu’à un grand désaccord entre un des membres du parlement et le ministre du Commerce et de l’Industrie. Des rumeurs ont annoncé la démission du ministre suite à l’intervention présumée d’Ezz. "Des modifications transitoires" Or, après une semaine de disparition complète et une absence non justifiée de la dernière cession de vote sur les modifications de la loi, Rachid a tenu samedi dernier une conférence de presse soudaine pour mettre les points sur les i. Mais, l’a-t-il fait ? Pas du tout. "Ces modifications ne sont que transitoires. Nous réclamerons une autre modification à la prochaine cession parlementaire. Il ne faut pas regarder la moitié vide du verre. L’amende imposée a été multipliée par 30 actuellement et cela c’est un vrai gain. La démocratie nous implique de se soumettre à la majorité", explique Rachid, en justifiant son absence par des raisons familiales. Pire encore, pour garantir la loyauté de tous ses adversaires, Ezz a présenté au président de l’assemblée, une liste ratifiée par 20 membres pour changer l’article 26. Il a réclamé d’imposer la moitié de l’amende à celui qui ose présenter une motion contre un monopoliste. "Ça, vraiment, c’était la grande surprise. Le PND avait ratifié cet article. Vraiment, on ne s’attendait pas à ça. Mais encore une fois on doit respecter l’opinion de la majorité", a avoué Rachid. Comment le premier accusé de monopole du fer peut-il être celui qui dicte les modifications ? "A demander au président de l’assemblée", répond Rachid. A lire entre les lignes. Névine KAMEL (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) lundi 30 juin 2008 |