| Ecrit par Elodie Vialle,
le 30-06-2008 01:00
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Après la réélection de Robert Mugabe au Zimbabwe, l’opposition dénonce le soutien du président sud africain au dictateur. Un soutien révélateur de la crise traversée par l’Afrique du Sud Malgré des conditions d'élection très controversées au Zimbabwe, le président sud africain Thabo Mbeki n'a pas hésité à soutenir Robert Mugabe (photo AFP)
Robert Mugabe peut remercier Thabo Mbeki, le président sud-africain. Nommé médiateur régional pour gérer la crise au Zimbabwe, celui-ci a toujours refusé de condamner la politique du dictateur, allant jusqu’à plaider sa cause au sein même de l’ONU. Résultat : le conseil de sécurité a été incapable de condamner d’une seule voix le régime de Robert Mugabe. Pour les opposants au chef de l’Etat, ce soutien encourage de manière implicite la répression au Zimbabwe. Pire encore : selon une information révélée par Médecins sans frontières, l'Afrique du Sud serait allée jusqu’à renvoyer au Zimbabwe dans la nuit de vendredi dernier plus de 450 réfugiés ayant fui la violence dans leur pays. Pourtant, l’Afrique du Sud, passage obligé pour les marchandises au Zimbabwe, est un des seuls pays à pouvoir réellement faire pression sur le régime. Un difficile tournant post-apartheid Cette attitude est d’autant plus troublante que Thabo Mebki est l’ancien vice-président de Nelson Mandela et militant de l’ANC, le parti créé par le héros de la lutte contre l’apartheid. Mais 18 ans après la fin de l’apartheid, l’ANC est divisé par des luttes de faction, une partie de la population vit toujours dans une extrême pauvreté, et les violences xénophobes secouent le pays. Aujourd'hui, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer le retour de dirigeants compétents. Une chose est sûre : le soutien de Thabo Mbeki à Robert Mugabe, loin de résoudre cette crise, pourrait enfoncer un peu plus encore le pays dans la déroute. Elodie VIALLE. (www.lepetitjournal.com) lundi 30 juin 2008 En savoir plus : Le Monde - Robert Mugabe réélu à la tête du Zimbabwe après un simulacre d’élection. France Info - Mbeki veut faire reconnaître la légitimité de Mugabe Le Figaro - Mandela n'est plus "un terroriste" Amy Winehouse chante pour les 90 ans de Mandela. Voir les images du concert. - Nelson Mandela souffle ses 90 bougies Premier président noir d’Afrique du Sud et symbole universel de paix, Nelson Mandela a fêté vendredi soir son anniversaire lors d’un grand concert, à Londres. L’acteur américain Will Smith a joué les maîtres de cérémonie de ce show, qui a réuni plus de 40.000 personnes et une pléiade de stars. Parmi elles, Amy Winehouse, mais aussi le groupe britannique Razorlight, ou encore la star du reggae Eddy Grant. Tous ont repris, à la fin du concert, l’hymne des Specials de 1984 Free Nelson Mandela (Libérez Nelson Mandela). L'ancien président sud-africain en a profité pour appeler les nouvelles générations à reprendre le flambeau et lutter contre la pauvreté, la maladie et l'oppression dans le monde. E.V. (www.lepetitjournal.com) lundi 30 juin 2008
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