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EDUCATION - Les cathos veulent leur caté à l'école |
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lundi 14 novembre 2005 |
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Le bras de fer continue entre le gouvernement de Zapatero et l’Eglise espagnole. Samedi dernier, ils étaient deux millions de catholiques à manifester contre la Loi Organique sur l’Education (LOE), qui prévoit de rendre l’enseignement du catéchisme facultatif
Des enfants manifestent à Madrid contre la LOE. (Photo : AFP) "Zapatero Zéro", "Pour un enseignement libre", "Non à la destruction de l’Espagne" : voilà les principaux slogans que l’on pouvait voir sur les pancartes samedi dernier à Madrid. Environ deux millions de catholiques ont manifesté leur colère envers la reforme du projet de loi qui prévoit que "l'enseignement catholique sera obligatoirement offert par les centres éducatifs, mais se fera sur la base du volontariat pour les élèves". Une façon pour le gouvernement de laïciser l’Espagne
Les élèves auraient dès lors le choix entre le catéchisme catholique et un nouveau cours d'instruction civique. Mais les Espagnols -du moins les millions qui manifestaient samedi- ne semblent pas prêts pour ce qu’ils appellent parfois "une éducation idéologique". Face à ces manifestations massives, il est aussi intéressant de rappeler que seuls quatre pays au monde se fondent sur une éducation laïque : la France, la Turquie, le Venezuela et le Mexique.
Impressionné par le mouvement de foule, Zapatero a fait savoir hier qu'il recevrait "prochainement" les instigateurs de la manifestation pour écouter leurs doléances.
Vers la laïcité
Sous le gouvernement Aznar, le catéchisme devait passer obligatoire dans les écoles, les collèges et les lycées publics. L'objectif était de rendre cette matière aussi importante que les mathématiques ou les sciences naturelles. Une politique idéale pour l’Eglise qui pouvait ainsi renforcer son poids dans la société espagnole et aussi justifier les subventions annuelles de 140 millions d'euros qu’elle recevait de l’Etat.
Depuis l’arrivée de Zapatero, en mars 2004, cette loi est gelée. Une nouvelle occasion pour les catholiques de montrer leur mécontentement envers les nouvelles réformes de Zapatero qui sont pourtant souvent perçues par les pays voisins européens comme une avancée vers "une Espagne moderne".
Gaelle STEVANT. (LPJ) 15 novembre 2005 |