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SOCIETE - A l'attention des étudiants |
| Ecrit par Marion Guyonvarch,
le 30-06-2008 00:00
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En Roumanie comme ailleurs, les études coûtent cher et beaucoup d’étudiants n’ont pas d’autre choix que de cumuler université et petits boulots pour s’en sortir financièrement. Depuis cette année, une fondation, Equalis, propose une nouvelle alternative : des prêts sociaux à destination des seuls étudiants
Pour bénéficier des prêts sociaux d'Equalis, les étudiants intéressés sont convoqués à un entretien durant lequel ils doivent prouver le sérieux de leur projet professionnel (Photo : gandul.ro)
A Bucarest, entre le logement, les frais d'inscription et les dépenses courantes, une année d’études coûte en moyenne 3.500 euros pour un étudiant venu de province. Une fortune dans un pays où le salaire moyen est de 250 euros par mois. Financer ses études devient alors un vrai casse-tête. D’autant que les bourses accordées par l’Etat sont très insuffisantes et que les banques traditionnelles proposent des crédits à des taux de 12 ou 13%, qu’il faut commencer à rembourser très rapidement. Résultat, beaucoup d’étudiants roumains n’ont d’autre alternative que de jongler entre études et petits jobs pour s’en sortir. Mais depuis cette année, une fondation à but non lucratif, Equalis, offre une nouvelle alternative aux étudiants en difficulté financière : des emprunts sociaux à un taux très bas. Un projet lancé à l’été 2007 par deux hommes d’affaires, Ludovic Robert et Walid Abbou, accompagnés de Denis Penoy, qui a longtemps travaillé dans le secteur humanitaire et gère désormais la fondation. Tous trois, installés de longue date en Roumanie, ont bénéficié de ce système en France et en Belgique. Et se sont rendus compte que beaucoup d’étudiants roumains, contraints de travailler pour financer leurs études, ne parvenaient pas à les mener à terme. "Nous accordons des crédits de 1.200 euros maximum, soit un tiers du coût moyen d‘une année d’études, à un taux de 5, 5% remboursable sur cinq ans, explique Denis Penoy. Et souvent l’étudiant peut attendre un ou deux ans, le temps d’avoir un emploi stable, pour commencer à rembourser. Avec des mensualités qui ne dépassent jamais un quart de son salaire estimé."
Plus de chance de réussite Pour profiter de ce système de financement, les étudiants remplissent un dossier en ligne et passent un entretien où ils doivent démontrer le sérieux de leur projet professionnel et leur capacité à rembourser. C’est le cas de cet étudiant en dernière année de droit qui souhaite devenir magistrat : il s’est vu accorder un crédit de 1.500 euros. Dans un an, une fois qu'il aura un emploi, il remboursera environ 40 euros par mois à Equalis et ce, pendant trois ans. Grâce à ce prêt, il n’aura pas à travailler en parallèle de sa dernière année d'études et augmente ses chances de réussite. Pour l’heure, Equalis commence à se faire connaître via les salons étudiants, les associations, et le nombre de demandes est en augmentation constante, avec une quarantaine de formulaires enregistrés le mois dernier. A terme, la fondation espère accorder 500 crédits par an pour un montant total de 600.000 euros. Marion Guyonvarch. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) lundi 30 juin 2008
Pou plus de renseignements : www.equalis.ro
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