| Ecrit par BUDAPEST,
le 15-07-2008 00:00
|
|
Les économies d'énergie sont à l'ordre du jour ainsi que la réduction des émissions de gaz à effet de serre, chacun y va de sa recette et des inventeurs se penchent aussi sur ces questions. Sans compter parfois le goût du sport ou tout simplement des joies saines qui s'emparent de nos contemporains... |
Une station de Velib à Paris, un grand succès… d'origine hongroise ! (Photo LPJ)
Le 17 juin, Zsolt Hegedüs, directeur de la société hongroise Antro, a fait au Musée des transports de Budapest une démonstration enthousiaste de "Solo". Ce véhicule d'une grande originalité peut fonctionner aussi bien avec du biocarburant qu'à l'énergie solaire. Celle-ci est fournie par des panneaux photovoltaïques fixés sur le toit qui alimentent quatre moteurs électriques placés dans les moyeux des roues. Pour Zsolt Hegedüs, ce véhicule hybride peut être aussi bien utilisé en ville que sur route, dans ce dernier cas, il consomme les carburants traditionnels mais aussi des huiles végétales et de l'alcool, de 1,5 à 2 litres de biocarburant aux 100 kilomètres, ce qui ne l'empêche pas d'atteindre les 140 km à l'heure. Et à une époque où l'on traque la moindre émission superflue de dioxyde de carbone, il n'en émet que 40 g au kilomètre, soit quatre fois moins qu'une voiture ordinaire. La production en série pourrait commencer en 2012 et le modèle devrait coûter une douzaine de milliers d'euros. Après "Solo" la version à trois places, on envisage celle à six, "Duo". Il faut préciser que cette dernière pourra en moins de deux minutes se scinder en deux "Solo", par exemple pour des trajets en ville avec peu de passagers! Redécouverte du vélo De nombreux utilisateurs qui enfourchent chaque jour un Vélib dans le monde et particulièrement à Paris où il connaît un vif succès, ignorent qu'il provient d'un petit village des environs de Toszeg, à une bonne centaine de km au sud-est de Budapest, dans le département de Jasz-Nagykun-Szolnok. C'est là effectivement, qu'est installée une usine des plus modernes, équipée de six chaînes de montage qui produisent annuellement un million de bicyclettes expédiées dans le monde entier. Le vélib ne représente d'ailleurs qu'une infime partie de la production de cette usine de 18.000 m2. Zsolt Steurer dirige depuis deux ans cet établissement ouvert en 2001, Accell Hunland, filiale du hollandais Accell Group, premier producteur européen de vélos de toutes sortes et commercialisés sous différentes marques. Gilles Lapierre qui a conçu le vélib français soutient que le choix de ce village hongrois n'a rien à voir avec les coûts mais plutôt avec une capacité de production qui n'était pas possible en France. Pour Toszeg, cette usine est une manne, avec un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros l'an dernier et une production qui ne cesse de croître, par ailleurs, suivant les exigences de la production, des centaines d'habitants y sont employés. Cependant, nul n'est prophète en son pays et il faut bien convenir qu'en Hongrie ce mode de locomotion ne suscite pas encore un enthousiasme délirant! Il convient d'ajouter aussi que les bicyclettes qui sortent des chaînes de Accell Hunland, plutôt destinées à une clientèle d'Europe occidentale, sont plus chères que celles que l'on peut trouver dans les supermarchés hongrois. Colette DEHALLE (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 15 juillet 2008
|