| Ecrit par Valéry Lefort,
le 26-06-2008 00:00
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Les deux équipes les plus spectaculaires du rugby français se retrouvent samedi soir pour une finale du Top 14 qui fait saliver sur le papier. Face à Toulouse et ses 16 Brennus se dressera l'équipe de Clermont, avide de revanche après huit défaites en finale du Championnat de France Après trois défaites en finale du Top 14 face à Toulouse, les joueurs de Clermont espèrent bien renverser la tendance samedi soir au Stade de France (photo AFP)
La hiérarchie a été pleinement respectée. Clermont, premier de la phase régulière, affrontera son dauphin, Toulouse, pour cette 107ème finale du championnat de France de rugby. Si les deux équipes sont des habituées de ce rendez-vous, tout les sépare au niveau du palmarès. Clermont est, à ce jour, le chat noir du rugby français, avec huit défaites pour huit finales disputées. Une malédiction à laquelle les Auvergnats entendent enfin mettre un terme. De l'autre côté, Toulouse, avec ses seize Brennus, est le club le plus titré du rugby français. Psychologiquement, les Toulousains peuvent se dire qu’ils ont un petit avantage, eux qui ont battu Clermont lors de trois finales récentes (1994, 1999, 2001). Sauf que le complexe toulousain n’est plus du tout de mise pour Clermont depuis l’arrivée du Néo-Zélandais Vern Cotter à la tête de l’ASM. Et là, les statistiques sont flagrantes. Sur leurs cinq dernières confrontations, les partenaires de Rougerie l’ont emporté quatre fois. Cette année, Clermont a même battu deux fois Toulouse avec, en point d’orgue, un succès retentissant au Stadium en avril dernier.
Du beau monde partout "On ne s’enflamme pas pour autant, prévient l’ailier du XV de France. Sur ce match, les compteurs sont remis à zéro". Et on peut compter sur Guy Novès, l’entraîneur du Stade, pour inverser la tendance : "cela m’agace de voir Clermont nous battre ainsi régulièrement. On va tout faire pour effacer cela en finale" a-t-il affirmé. Samedi, Clermont sera privé du seul pilier argentin, Martin Scelzo. A Toulouse, c’est plus délicat. Aux absences connues de Clerc et Poitrenaud, est venue s’ajouter celle de Nyanga, claqué en demi-finale. Sans oublier le demi d’ouverture, Jean-Baptiste Elissalde, touché aux côtes, annoncé officiellement forfait mais que Novès espère malgré tout aligner. Il n’empêche, les deux équipes ont suffisamment d’arguments pour jouer une grande finale. "Ce sera une partie d’échecs", prévient le demi de mêlée clermontois Pierre Mignoni. L’ASM pourra compter sur sa nouvelle star, le Fidjien Nalaga, auteur de 18 essais en 14 matches. Les Perpignanais n’ont pu que constater les dégâts le week-end passé. Mais il y aura aussi Vermeulen, Bonnaire, Rougerie ou Baby, le transfuge revanchard, délaissé par Toulouse et qui compte bien montrer "au club de (son) cœur" qu’il a eu tort de le délaisser. En face, Toulouse dispose aussi de formidables finisseurs de classe mondiale. Heymans bien sûr, le bison Kelleher, Jauzion toujours aussi performant au centre ou bien encore la dernière trouvaille, l’arrière Maxime Médard, qui a éclaboussé la demi-finale contre Paris de toute sa classe. De quoi mettre l’eau à la bouche. Ce n’est pas l’arbitre, M. Darrière, qui dira le contraire. Arbitre du Clermont-Toulouse de haute volée en décembre dernier, il avait eu ces mots -prémonitoires- à la fin du match : "Quel bonheur d’arbitrer ces deux équipes qui ne pensent qu’au jeu. Je rêverai de les arbitrer en finale !". Valéry LEFORT. (www.lepetitjournal.com) jeudi 26 juin 2008 Finale du Top 14, Clermont-Toulouse, à suivre samedi 28 juin à 21h, en direct sur France 2 et Canal +.
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