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ART - RELAX ou la peinture comme exutoire.- |
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| Ecrit par Aurélie COLLADON,
le 26-06-2008 00:00
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Du 20 juin au 5 juillet 2008, l’Institut Reyum à Phnom Penh propose une exposition des œuvres de Kim Hak, plus d’une centaine de feuilles de banian séchées peintes à la main. A la limite de l’art religieux, cette exposition originale nous entraine dans l’univers relaxant de ce jeune homme enthousiaste
Reyum est une organisation non gouvernementale dédiée à la culture cambodgienne. Fondé en 1998 dans l’objectif de promouvoir la recherche, la conservation et la valorisation des arts cambodgiens traditionnels et contemporains, l’Institut Reyum organise régulièrement des expositions et édite de nombreuses publications.
Kim Hak, lors du vernissage de l’exposition le 20 juin (Crédit: REYUM)
L’apaisement de l’âme En avril dernier, lors de l’exposition " In Transition " présentant le travail de quinze jeunes cambodgiens diplômés de son école d’art, l’Institut Reyum propose d’ouvrir sa galerie à d’autres artistes en les invitant à déposer leurs projets. C’est ainsi que Kim Hak, alors simple visiteur, décide de soumettre son projet d’exposition, déjà présenté au Centre culturel français de Battambang en début d’année. Issu d’une famille de riziculteurs, Kim Hak est né en 1981. Il n’a jamais étudié l’art mais il a commencé à dessiner dès l’âge de huit ans. Alors, c’est la nature qu’il représentait. Mais en 2003, il s’est mis à peindre des images bouddhistes sur des feuilles de banian. " J’étais à Siem Reap quand j’ai commencé à collectionner des feuilles de banian et à les faire sécher dans un livre " raconte Kim Hak. " J’ai eu l’idée d’y peindre des images de Bouddha. Je devais me concentrer en dessinant. Et je me suis rendu compte que cette concentration m’apaisait ".
Le banian, l’arbre de l’éveil De retour à Phnom Penh, Kim Hak trouve beaucoup d’autres idées de sujets à représenter sur ses feuilles : bonzes, fleurs de lotus ou bâtons d’encens. Il peint pendant son temps libre, après son travail. C’est sa façon de se détendre. D’où le titre de l’exposition : " Relax ". Les traits de peinture dorée sont fins et délicats et les messages lourds de symboles. Au VIème siècle avant JC, c’est assis sous un banian pendant 7 jours que Gautama Siddharta, plongé dans sa méditation, fut illuminé, parvint à l'Eveil et devint le Bouddha. Mais Kim Hak se défend de faire de l’art religieux : " la signification de mes dessins se concentre essentiellement sur la vie quotidienne, l’étude, la famille, l’amour des parents pour leurs enfants. Le lotus est un symbole bouddhiste mais ici le sens de mon œuvre n’est pas bouddhiste, il s’agit plutôt de représenter la vie humaine ". Le banian est un arbre omniprésent en Asie du Sud Est et les feuilles sur lesquelles peint Kim Hak viennent toutes d’endroits différents du Cambodge (Siem Reap, Battambang, Koh Kong, Phnom Penh) mais aussi de Birmanie, de Thaïlande et du Vietnam. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) jeudi 26 juin 2008
Institut Reyum, 47 rue 178, Phnom Penh <> www.reyum.org
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