| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 25-06-2008 01:00
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Le second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe est tronqué d’un candidat. Réfugié à l’ambassade des Pays-Bas, Morgan Tsvangirai a retiré sa candidature face au président sortant Mugabe. Le chef de l’opposition dénonce la répression contre ses partisans La situation s'est extrêmement dégradée depuis le premier tour de l’élection présidentielle du Zimbabwe le 29 mars (voir notre article). Arrivé second derrière le leader de l’opposition Morgan Tsvangirai, Robert Mugabe n’a plus l’intention de quitter le pouvoir comme il l’avait laissé entendre à l’époque. Le président sortant a tout fait au contraire pour s'accrocher à son fauteuil : contraignant son opposant à accepter un second tour, Mugabe sera l’unique prétendant à sa propre succession vendredi. Tsvangirai a retiré sa candidature dimanche, après avoir trouvé refuge à l’ambassade des Pays-Bas, à Harare. Il a expliqué qu’il n’était pas possible d’organiser un second tour dans les conditions actuelles. L’opposition est muselée depuis des semaines par les médias publics aux mains du pouvoir. Des meetings de Tsvangirai ont été interdits par la police. 85 personnes auraient été tuées ou arrêtées…pour la plupart des partisans de l’opposition, selon des organisations de défense des Droits de l’homme. Quand la communauté internationale s’emmêle La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour un report du second tour ne va probablement rien changer. Imperturbable, l'ambassadeur du Zimbabwe auprès des Nations unies, Boniface Chidyausiku, a annoncé que l’élection se tiendrait malgré tout. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis préconisent l’intervention du Conseil. L’Afrique du Sud, la Russie et la Chine estiment que la crise doit se régler localement, par l’entremise de l’Union africaine. Bref, personne n’est d’accord, et Mugabe, 84 ans, se dirige pendant ce temps vers un sixième mandat. Le président sortant espère pour cela que le Mozambique et l’Afrique du Sud continuent à faire l’autruche. Parce qu’ils sont le passage obligé pour les marchandises importées au Zimbabwe, ces deux pays sont les seuls à pouvoir faire concrètement pression sur le régime de Mugabe. Lundi encore, le président sud-africain Thabo Mbeki, appelait vainement Mugabe et Tsvangirai à former un gouvernement d’union nationale. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 25 juin 2008 En savoir plus 20Minutes.fr - Crise au Zimbabwe: que s’est-il passé ? Courrier International - Revue de presse : Le Zimbabwe au bord de la guerre civile Le Monde - "Le retrait de Tsvangirai est un appel à la communauté internationale."
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