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Actuellement le musée d’Histoire de Budapest accueille une splendide exposition consacrée à cette petite-fille de Maximilien Ier dont Dürer a célébré la magnificence par une série de gravures que l’on a pu admirer ces derniers mois au musée des Beaux-Arts de la capitale magyare
Marie de Hongrie, princesse de la Renaissance (photo LPJ)
Actuellement le musée d’Histoire de Budapest accueille une splendide exposition consacrée à cette petite-fille de Maximilien Ier.
Marie de Hongrie, fille de Philippe le Beau, naît à Bruxelles le 15 septembre1505. Orpheline de père à un an, sa mère est folle, elle est donc élevée à Malines à la cour de sa tante Marguerite d’Autriche, gouvernante des Pays-bas qui lui donne une excellente éducation. Maximilien l’appelle à Vienne et lui fait épouser à 10 ans Louis, le prince héritier de Hongrie. Après la cérémonie Louis retourne dans son pays et Marie vit à Innsbruck.
En mai 1521 elle rejoint son mari, le sacre et le couronnement ont lieu à la fin de l’année. Par ailleurs son frère, le futur Ferdinand Ier épousera Anne, soeur de Louis. Le jeune Louis II né en 1506, monté sur le trône à 10 ans, connut une fin tragique à Mohács face à Soliman le Magnifique le 29 août 1526, au cours de cette bataille périrent une partie de la noblesse, des évêques, des prêtres et 10,000 paysans.
Une actrice de la Renaissance hongroise
Au long des 7 salles de l'exposition, on réalise qu’au château, à l’époque de ce jeune couple, il y avait une vie brillante même si du palais de Béla IV, construit en 1247 il ne subsiste rien. On peut voir notamment la première carte de Hongrie réalisée à Ingolstadt en 1528, des armes, le portrait du couple royal par Hans Krell en 1524. La dernière salle reprend des peintures du XIXe s’inspirant de cette reine. Entourée d’homme éminents, tel son secrétaire Miklos Olah (1493-1568) futur archevêque d’Esztergom, parlant plusieurs langues, protectrice des peintres, lettrée, célébrée par Erasme, elle était mélomane et fit appeler le silésien Thomas Stolzer comme maître de chapelle. A cette cour hongroise, il composa ses œuvres les plus importantes, on peut d’ailleurs au cours de l’exposition en entendre des extraits.
Après la défaite de Mohacs, Marie part d’abord pour Pozsony (Bratislava), refuse de se remarier et quand Marguerite meurt en 1530, elle devient régente des Pays-Bas, jusqu’à l’abdication de son frère Charles-Quint en 1555. Philippe II l’engage à poursuivre cette régence, elle accepte après quelques atermoiements mais meurt en 1558.
Le cinquième centenaire de la naissance de cette princesse de la Renaissance est aussi célébré en Belgique par des exposition et des colloques.
C.D. (LPJ - Budapest) 16 novembre 2005 Mary of Hungary, widow of Mohács
The queen and her court 1521-1531
Musée d’histoire jusqu’au 9 janvier 2006
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