| Ecrit par Sara Fredaigue,
le 30-06-2008 00:00
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Avec ses 266 kilomètres de littoral, le Latium ne totalise que 800 sociétés balnéaires sur les 20.000 référencées. Pourtant, face au haut taux de satisfaction de sa clientèle, la région dispose de moyens pour développer de nouvelles structures et de nouveaux emplois Pour bénéficier d'un parasol et de deux transats, le plagiste dépense en moyenne 20 euros par jour (Photo E.L.B.)
Avec ses 266 kilomètres de littoral, le Latium ne représente que 2% du tourisme balnéaire italien, soit 800 activités sur 20.000 référencées. Les régions Vénétie et Emilie Romagne en représentent presque 20%. Selon Fabrizio Fumagalli, Président du Syndicat Italien Balnéaire (Sindicato Italiano Balneari), "le Latium est caractérisé par des flux peu dynamique de tourisme balnéaire car les maisons secondaires prévalent tandis que les structures d’accueil, comme les hôtels et campings, sont beaucoup moins développés". 55% des baigneurs du Latium possèdent une maison secondaire. Les romains n’hésitent pas non plus à partir sur les plages les plus proches (Fregene ou Ostie) en faisant des allers-retours dans la journée. 80% des personnes interrogés sont satisfaites des prestations. Peu fréquentées, les plages romaines sont celles où on se marche le moins dessus. Le plagiste dépense généralement une vingtaine d’euros par jour pour bénéficier d’un parasol et des deux transats. Se faire sa place au soleil lui revient donc à 150 euros par semaine. Mais la satisfaction est au rendez-vous. Selon une étude menée par Eurispes Lazio et Provincia di Rome en 2007, 80% des personnes interrogées se révèlent satisfaites des services. 75% s’estiment satisfaits de la qualité des parasols et des toilettes et 66% considèrent que la tranquillité et la présence d’un bar sont importantes. 20% affirment néanmoins rencontrer des problèmes de stationnement. Un chiffre d’affaire moyen de 300 millions d’euros Du coté des investisseurs, on peut se frotter les mains. Le chiffre d’affaires annuel moyen dans le Latium est estimé à 300 millions d’euros tandis que le prix de la concession est évalué à 3 millions d’euros. Certaines sociétés balnéaires affichent un chiffre d’affaire encore plus florissant pouvant aller jusqu’à 1,5 millions d’euros. Ce sont généralement les grandes structures qui offrent, en plus de l’accès à la plage, une piscine, une garderie, des activités sportives, un coiffeur voir même une discothèque. Dans la plupart des cas, les sociétés balnéaires emploient une dizaine d’employés. Néanmoins, pour Farbrizio Fumagolli, si l’on tient compte du haut taux de satisfaction, il serait possible d’offrir des milliers d’emplois si on se concentrait sur le développement des hôtels et des structures d’accueil. Sara FREDAIGUE. (www.lepetitjournal.com - Rome) lundi 30 juin 2008
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