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Avec Las Noches Barbaras, le Cercle des Beaux Arts ouvre ses portes aux artistes de rue, ce soir entre 22 heures et 3 heures du matin. Cet événement est l’occasion pour ces troubadours du 21e siècle de se produire sur l’une des plus prestigieuses scènes madrilènes
Avec Las Noches Barbaras, la rue est le premier espace d'expression libre (photo CBA)
Que ce soit dans le métro ou dans les rues, en été comme en hiver, Madrid offre à chacun l’occasion d’apprécier l’art musical de la "calle". Des attroupements de foule autour d’un joueur de flamenco solitaire, au regard amusé des passants pour un violon chinois, sans oublier les airs entraînants d’une rumba tzigane, la rue madrilène ne manque pas d’animation. Certains le font par choix, d’autres par nécessité, mais tous s’accordent à dire que la rue est le premier espace d’expression libre. Pour la quatrième année consécutive, à l’occasion de la Nuit de la Saint Jean, le Circulo de Bellas Artes offre à ces artistes l’opportunité de se produire dans l'un des plus prestigieux établissements de la capitale le temps d'un soir. Aujourd’hui Las Noches Barbaras ("les nuits barbares") est devenu un évènement incontournable. Les groupes programmés ont été sélectionnés directement dans la rue, pour une soirée placée sous le signe de la variété musicale.
Artistes en marge Ces artistes qui vivent en dehors du monde de l’industrie musicale, présentent souvent des morceaux originaux, et reflètent les réalités de la rue, et de la pauvreté. Pour Pablo qui vient d’Amérique Latine, s’il chante dans le métro, c’est "pour Dieu et par besoin. Je ne veux pas rentrer dans le monde de la musique. Ma famille est très pauvre, et elle n’a pas de nourriture, je chante par nécessité." Pour Jorgi, accordéoniste bulgare à Madrid depuis cinq ans, la musique et la seule chose qu’il a : "nous travaillons dans les restaurants, dans la rue, là ou nous pouvons. Dans ma famille on est tous musiciens et nous jouons depuis toujours." Avec Las Noches Barbaras, ce n’est pas de l’argent que viennent rechercher ces musiciens d’un autre monde, mais seulement de l’attention face à des spectacles de qualité. Les spectateurs pourront déambuler de scène en scène dans le superbe bâtiment du Circulo et la fête présentera également des groupes de danse, avec de la Capoeira et des claquettes. Elle se clôturera avec la prestation du groupe de percussion Livika. Rodolphe d’ARAGON. (www.lepetitjournal.com - Madrid) lundi 23 juin 2008 Info : http://www.circulobellasartes.com/ag_escenicas.php?ele=138
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