| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 20-06-2008 01:00
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Face au rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais, le Sommet européen qui se tient depuis hier doit éviter une nouvelle paralysie de l’Union. Mais les dirigeants devront également tenter de résoudre la crise économique qui touche de plein fouet les citoyens européens A Bruxelles, Nicolas Sarkozy devra se débattre pour tenter de sauver le Traité de Lisbonne (photo AFP)
Tout juste une semaine après le "non" de l’Irlande au traité de Lisbonne (voir notre édition), le Sommet de Bruxelles, qui se tient depuis hier, prend des allures de crise. Car il faut de toute urgence trouver une solution pour éviter le scénario de 2005, lorsque l'abandon de la Constitution avait marqué un sérieux coup d’arrêt pour l'Europe. Alors que la France doit assurer la présidence de l’UE dans deux semaines, Nicolas Sarkozy espère bien prendre le leadership de la sauvegarde du traité de Lisbonne. Pour y parvenir, il devra d’abord convaincre les sept pays n’ayant pas encore voté à poursuivre la ratification. Parmi eux, les eurosceptiques Présidents polonais et tchèque seront sans doute les plus réticents. Pour éviter une nouvelle paralysie de l’Europe, le chef d’Etat français souhaite également persuader le Premier ministre irlandais d’organiser un nouveau référendum pour 2009. Mais il faudra auparavant négocier certains points du traité pour répondre aux inquiétudes du peuple irlandais.
Faire face aux problèmes concrets des Européens L’aspect institutionnel de l’Europe ne sera pas le seul sujet sur lequel plancheront les dirigeants. Face à la hausse des prix de l’alimentaire et de l’énergie, ils devront prouver que l’Europe peut agir sur les problèmes concrets des citoyens. Alors que la grogne des pêcheurs, routiers et agriculteurs s’amplifie, il faudra en premier lieu trouver des solutions pour atténuer l’impact de la flambée du prix du pétrole. Nicolas Sarkozy devrait de nouveau proposer de plafonner la TVA sur les carburants. Mais les voisins européens semblent plutôt réticents à cette idée. Ainsi, la chancelière allemande Angela Merkel a déjà fait savoir qu’elle ne souhaitait pas intervenir sur la TVA. D’autres pays opteraient plutôt pour une taxation des profits des groupes pétroliers. Face à une probable absence d’accords sur ces points chauds, beaucoup craignent que le sommet européen ne se limite finalement qu’à un simple échange de propositions et d’avis divergents. Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) vendredi 20 juin 2008 En savoir plus : LCI - UE, à la recherche de la solution Le Figaro - Minitraité : Sarkozy veut faire revoter l’Irlande 20minutes.fr - Les trois portes de sortie pour l’Union Européenne
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