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La rue El Salibah près du quartier d’Ibn Touloun est ornée de splendides monuments islamiques datant du XIème au XIX ème siècle. Mosquées, sébiles, koutabes, mausolées et Madrasas sont des sortes de collèges religieux destinés à étaler richesse, puissance et ambition 
La Madrasa, d'origine iranienne, répond par sa forme à certaines exigences d'ordre pratique (photo LPJ)A la fin du douzième siècle, Salah el Dine El Ayyoubi, Saladin, qui succède aux fatimides, crée un nouveau programme. Il consiste à régénérer les doctrines sunnites. Le sunnisme a été rétabli grâce à une organisation nouvelle créée à l’origine en Perse, la Madrasa, le collège religieux. Cette institution minutieusement surveillée, permet d’avoir des professeurs dévoués et forme tous les cadres. L’importance politique de ces établissements fondés et répandus aussi bien en Syrie que sur le territoire égyptien est immense. La Madrasa est un monument doté d’une cour centrale desservant 4 "Iwans" - salle de cours et de réunion -, destinées à enseigner les 4 doctrines sunnites, les étudiants habitant des cellules en étages. La Madrassa et Mausolée de Serghatmash a été construite en 1356 par l’émir de ce nom, officier du sultan Hassan. Ce grand monument est riche de décorations, niches, stalactites, et systèmes d’éclairages. La fontaine des ablutions, couverte par une splendide coupole de bois, se trouve au milieu de la cour à ciel ouvert (sahn). Chaque iwan est consacré à une des 4 doctrines sunnites. L’iwan principal, celui de la Kibla, est dédié à la doctrine adoptée en Egypte "le Hanafisme". Derrière l’Iwan principal se trouve le mausolée de marbre blanc surmonté d’une dalle en brèche somptueusement sculptée. Eclairage naturel et artificiel Le plan architectural de cette madrasa, est conçu de manière à laisser entrer la lumière à travers la cour ou sahn. Toutefois, la lumière peut aussi envahir le bâtiment en passant à travers ses belles fenêtres en stuc au verre transparent et coloré. Les architectes réalisèrent également des fenêtres ainsi que d'autres ouvertures dans les tambours des dômes afin de laisser entrer la lumière dans ses différentes pièces. Quant aux lampes, elles sont utilisées pendant la nuit ou dans des endroits dépourvus de lumière. elles servaient autant d’objets décoratifs lors des cérémonies et des fêtes que d’éclairage. Les lampes en céramique étaient remplies d'huile et munies de mèches. Ces lanternes en céramique comptent parmi les plus anciennes. Au cours de la période fatimide, ces objets variés se présentaient sous diverses formes, décorés de motifs géométriques sur la partie externe. Lama AHMED. (www.lepetitjournal.com – Le Caire – Alexandrie) vendredi 20 juin 2008 |