| Ecrit par Anna Royon-Weigelt,
le 19-06-2008 00:00
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Difficile d’être conjoint d’expatrié lorsqu’on doit mettre entre parenthèse sa propre carrière, voire y renoncer. Pourtant, il est possible de valoriser un séjour à l’étranger et de bien préparer son retour grâce aux conseils d’un professionnel. Le point avec Anna Royon-Weigelt, coach francophone
Trouver les ressources en soi pour bien vivre son expatriation (photo : photo-libre.fr)
La stratégie des entreprises en matière d'expatriation évolue avec la globalisation et son impact sur les rapports sociaux. Soucieux des coûts engendrés par les périodes d'expatriation longues, les employeurs raccourcissent la durée des missions, et cherchent à employer du personnel qualifié sur place. Néanmoins, certains postes restent réservés, souvent pour des raisons stratégiques, aux expatriés "classiques".
Et ma carrière alors ? Les entreprises ont toutefois de plus en plus de mal à faire partir leurs "forts potentiels" à l'étranger, notamment lorsque ceux-ci ont entre 30 et 45 ans, et qu'ils sont mariés ou en couple. En effet, le phénomène de la double carrière (lorsque les deux partenaires travaillent) se heurte au fait qu'en cas d'expatriation, l'un des deux doit souvent abandonner son activité professionnelle. Et aujourd'hui, cela ne va plus de soi. Renoncer tout à coup à sa carrière n'a rien d'alléchant, surtout lorsqu'on a fait des études, que l'on s'est beaucoup investi, sans aucune garantie de pouvoir trouver (ni parfois même avoir le droit d'exercer) un emploi dans le pays d'accueil.
Eviter de déstabiliser son couple Cet aspect pèse lourd dans la balance lorsqu'il s'agit de prendre la décision de partir ou non à l'étranger. Et le problème continue de se poser à l'étranger, lorsque le ou la partenaire a du mal à trouver ses marques et à donner un sens à un quotidien "en suspens". Ce malaise peut parfois engendrer des problèmes psychiques, déséquilibrer considérablement le couple et la famille, et devenir une source de stress supplémentaire pour l'expatrié, en proie lui-même au choc culturel, mais tenu de s'acclimater vite et d'être performant. Or, plusieurs études ont montré que la satisfaction (ou non) des partenaires est un facteur décisif dans la réussite des missions d'expatriation.
Capitaliser son séjour à l’étranger Au-delà de l'aide logistique précieuse que peuvent apporter les agences de relocation, il s'agit plus fondamentalement de donner du sens au séjour des partenaires d'expatriés, et d'intégrer au mieux la phase d'expatriation à leur biographie. Quelques séances de coaching suffisent, dans la plupart des cas, pour identifier les pistes possibles et poser les premiers jalons. En définissant aussi tôt que possible son projet individuel, le ou la partenaire pourra ainsi structurer la période passée à l'étranger et la capitaliser au retour. Formation à distance, recherche d'emploi sur le marché des postes accessibles, engagement social et culturel, changement de métier, parfois même création d'entreprise : les options sont nombreuses. Elles peuvent être explorées dès avant l'expatriation, mais aussi une fois que l'on a retrouvé son calme, après les turbulences du déménagement. Anna Royon-Weigelt. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mercredi 18 juin 2008
Partie de France à Berlin après mes études en 1996, j'y ai pris racine. Avec l'arrivée d'un nombre croissant de Français en Allemagne, j'ai décidé de mettre en place une structure pour les accompagner dans leur projet. Juriste, coach et formatrice, avec plus de 10 ans d'expérience professionnelle en Europe Centrale et Orientale, j'ai dans mes bagages les outils pour aider les nouveaux arrivés à prendre pied.
Contactez-moi Anna Royon-Weigelt RESPEA - Formation et Conseil Tél. +49 30 27 581 581 contact@respea.de www.respea.com
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