| Ecrit par Valéry Lefort,
le 19-06-2008 00:00
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Le leader de la phase régulière, Clermont, et le finaliste de la coupe d’Europe, Toulouse, auront fort à faire face aux outsiders que sont Perpignan et Paris ce week-end. Revue de détail des forces en présence pour ces demi-finales du Top 14 Le Clermontois Napolioni Nalaga a terminé meilleur marqueur d'essais du championnat avec 16 réalisations (photo AFP)
Clermont-Perpignan (samedi, 17 heures, stade Vélodrome de Marseille) "On sait que les compteurs sont remis à zéro et que tout ce qui a été fait avant ne compte plus". Aurélien Rougerie, le capitaine de Clermont et ailier du XV de France, se méfie comme de la peste de l’étiquette de favori accolée à son équipe, auteur, il est vrai, d’une saison de haute volée. Avec le plus grand nombre de points jamais inscrits (96), la meilleure attaque (773 points), une pluie d’essais (88), le meilleur marqueur d’essais du championnat (Nalaga, 16 en 14 matches !), le buteur le plus prolifique (James, 280 points), Clermont fait figure d’épouvantail. En témoigne aussi sa dernière victoire face à Dax, 95 à 7, nouveau record du championnat. Sauf que Clermont va devoir résister à une énorme pression, lui qui reste le club aux huit finales perdues pour autant de participations. Les Auvergnats vont surtout se retrouver face à des Catalans qui n’ont rien à perdre. Très mal parti en début de saison, Perpignan a brillamment redressé la barre pour se hisser au quatrième rang, synonyme de qualification. Grâce à leur mêlée qui est sans doute la meilleure de France, à leur pack très puissant, les Perpignanais ont justement le profil idéal pour gêner une équipe de Clermont plus joueuse.
Toulouse-Paris (dimanche, 15 heures, stade Chaban-Delmas de Bordeaux) Souvent âpre, Toulouse-Paris est le grand classique de ces dernières années. Sur le papier, les Toulousains partent légèrement favoris. Sauf que le Stade Français de Paris a le chic pour faire régulièrement trébucher le Stade toulousain. Depuis 1998, Paris a battu trois fois sur quatre Toulouse en demi-finale ! Sans oublier que les hommes du président Guazzini sont de redoutables compétiteurs, avec cinq Brennus en poche depuis une décennie. Toulouse, lui, attend vainement un sacre national depuis 2001. Les Parisiens ont pourtant perdu gros cette année avec le départ de tauliers de la trempe de Pichot, Auradou ou James. Leur saison a davantage ressemblé à des montagnes russes. Mais avec le retour des blessés, ils trouvent toujours le moyen de se sublimer à l’approche du but, comme ils l’ont encore prouvé samedi dernier à Perpignan, malgré une équipe très remaniée. Et la motivation est grande cette année avec le départ de l’entraîneur, Fabien Galthié, et la retraite de l'ailier emblématique Christophe Dominici. Mais leur mêlée très moyenne résistera-t-elle à des Toulousains qui ont rebâti un pack conquérant ? D'autant que le match, disputé à Bordeaux, sera quasiment à domicile pour les hommes de Novès. Valéry LEFORT. (www.lepetitjournal.com) jeudi 19 juin 2008
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