| Ecrit par Colette DEHALLE,
le 02-07-2008 01:04
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La rumeur était devenue insupportable depuis quelque temps. Le bruit courait avec insistance que le pape portait des mocassins de chez Prada et des journaux aussi sérieux que il Corriere della Sera étaient revenus sur l'affaire! Mais une déclaration de l'Osservatore Romano vient d'y mettre fin, il n'en est rien et au passage, le quotidien du Vatican, de fustiger la frivolité de tels propos.
Tout avait commencé en 2007 quand le magazine Esquire avait attiré l'attention sur l'élégance des mocassins en cuir rouge de Benoît XVI et ceux qui reconnaissent au premier coup d'oeil la patte des grands faiseurs, avaient déclaré qu'ils sortaient à coup sûr de la célèbre maison italienne. Le Vatican était d'ailleurs resté muet et il a fallu que la rumeur se fasse aussi insistante pour qu'il sorte de sa réserve habituelle. "En résumé, le pape ne porte pas du Prada, mais le Christ", indique l'article sans toutefois préciser la marque des chaussures du saint Père. Cependant, le Vatican aurait confié à l'hebdomadaire allemand Stern que ces mocassins en chevreau rubis, sans coutures, seraient l'oeuvre d'Adriano Stefanelli, le cordonnier officiel de Benoît XVI après avoir été celui de son prédécesseur. Il a une boutique de chaussures à Novare et fabrique depuis quelques années les chaussures papales. Quoi qu'il en soit, il est agréable de constater que le saint-Père ne fréquente pas le même couturier que son pire ennemi !
Renard (source photo: Wikipedia)
On se souvient sans doute de ce film de David Frankel avec Meryl Streep, sorti en 2006 et tiré du roman de Lauren Weisberger, Le diable s'habille en Prada. Dans les environs de Bâle s'est déroulé ces derniers jours un épisode digne du Roman de Renart. En effet, un de ces canidés a volé une sacoche contenant de l'argent et des clés avant de s'enfuir avec son butin. Il avait sans doute l'intention de l'introduire dans son terrier. Le propriétaire de l'objet dérobé travaillait sur un lopin communal et a couru après l'animal mais, fortement distancé, n'a pu qu'alerter la police. La sacoche a été retrouvée dans les buissons, l'animal n'avait pas touché au contenu et pour rusé qu'il fût n'avait pu faire passer le sac dans le terrier !
Ne quittons pas ce chef-d'oeuvre de la littérature médiévale et rappelons l'aventure du coq qui chantait la nuit et qui devait être fixé sur son sort le 24 juin. Ou la marmite ou une amende de 100 euros pour son propriétaire, à moins qu'une âme charitable émue devant ce dilemme n'adoptât le gallinacé ! Le tribunal dans sa grande sagesse a estimé que l'irascible voisine n'avait pas assez d'arguments, soulignant en outre qu'il n'y avait aucune autre plainte émanant du voisinage. L'agriculteur de ce village des Yvelines peut respirer et Coco âgé de 6 mois, retrouver ses douze poules qui l'attendent impatiemment sans doute... Le propriétaire a installé des volets pour masquer la lumière trop vive que diffusent les réverbères et qui trompe notre coq !
Après l'opium du peuple voici le caviar pour le peuple. La production de caviar de la mer Caspienne est en forte baisse, c'est ce qui a amené un industriel japonais à fabriquer une imitation d'oeufs d'esturgeon appelée Cavianne. Et quand on a lu la composition de ce produit, on brûle d'envie d'y goûter, encre de seiche, pépins de pomme, extraits d'oursins, d'huîtres et de coquilles Saint-Jacques agglomérés à l'aide d'une substance tirée d'une algue ! Il paraît que cette mixture forme un liquide gris et gluant et passe dans un tube avant de ressortir sous forme de petites billes ressemblant à du caviar ! Susumu Mikami, un ancien pâtissier a mis deux ans pour arriver à ce résultat qui d'après lui a l'aspect et un goût qui rappellent le Beluga... De son entreprise, la seule à produire du caviar artificiel, en sortent quatre tonnes annuelles, elles couvrent 20% de la consommation de caviar japonaise. Cavianne, sept fois moins calorique que le vrai caviar, est plutôt acheté par les restaurateurs que par les particuliers et son inventeur voudrait le rendre plus gras avec un goût plus prononcé afin de l'exporter. Il avoue d'ailleurs avoir quelque difficulté à promouvoir cet ersatz bien qu'une boîte de 50 grammes de Cavianne coûte environ 6 euros et le vrai 50 fois plus... Il semblerait donc que les consommateurs aient conservé un minimum de bon goût!
Colette DEHALLE. www.lepetitjournal.com - Monaco
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