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Le 4e festival des Lisztomanias a rencontré un grand succès à Châteauroux sur la base d'un programme riche et varié
Un salon romantique (photo LPJ)
La quatrième édition des Lisztomanias s’est ouverte le 28 octobre derner sur la terrasse du magnifique hôtel Bertrand de Châteauroux, dont le nom rappelle celui du général castelroussin, compagnon d’exil de Napoléon à Sainte-Hélène et artisan du retour des cendres aux Invalides en 1840.
Durant cinq jours, Jean-Yves Clément a orchestré à la perfection ces manifestations, il est aussi directeur artistique des Fêtes romantiques de Nohant en juin et des Rencontres artistiques internationales Frédéric Chopin fin juillet, lesquelles attirent chaque été les amateurs de musique sur les terres de George Sand, à une cinquantaine de km de Châteauroux.
La reconstitution d’un salon romantique a retenu l‘attention et quelques notes ont été égrenées sur un Clementi de 1814. Une exposition réunit d’ailleurs quelques pianos des grands facteurs du XIXe siècle.
Le prometteur Joszef Balog
Le soir, un comédien, une soprano et François-René Duchâble au piano (Liszt et Beethoven) ont présenté sur la scène du théâtre Equinoxe, une vaste salle moderne de plus de 1 000 places, un magnifique spectacle. Au même endroit le lendemain, le pianiste Mikhail Rudy a brillamment illustré la filiation Beethoven, Liszt, Wagner. Deux jour plus tard, Giovanni Bellucci a illustré Liszt serviteur de Beethoven avec les transcriptions pour piano des symphonies 5, 7 et 9.
A l’académie des jeunes virtuoses de François-René Duchâble dans la chapelle des Rédemptoristes, on a pu apprécier le talent très prometteur du hongrois Jozsef Balog interprétant Liszt avec passion. Lauréat de nombreux concours internationaux, il a étudié à l ‘Académie Liszt de Budapest avec Jandó Jenö, il se dispose à donner prochainement un récital à Szeged et un peu plus tard dans plusieurs villes italiennes.
Le festival a reçu l’appui tant du ministère français de la Culture, de l’Institut hongrois de Paris, de la Région Centre que de nombreux mécènes locaux.
C.D. (LPJ) 16 novembre 2005
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