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Jeudi prochain, sera présentée la tragédie Philoctète dirigée par Heidrun Breier, au Goethe Institut. Daniel Muñoz, Sergio Hernández et Salvador Burrell seront sur scène pour cette adaptation de la tragédie homonyme de Sophocle de Heiner Müller Daniel Muñoz , loin du "Huaiquiman" de la télé, avec Sergio Hernández
La tragédie grecque Philoctète de Heiner Müller sera présenté pour la première fois ce jeudi au Goethe Institut. Daniel Muñoz, Sergio Hernández et Salvador Burrell y interprètent les trois personnages principaux de la pièce : Philoctète, Ulysse et Néoptolème. Philoctète, de Sophocle avait été adapté par le célèbre Heiner Müller en 1962. Aujourd’hui Heidrun Breier propose une nouvelle adaptation et mise en scène. Elle l’a traduit avec l’acteur Daniel Muñoz, qui est aussi son compagnon. La pièce de théâtre raconte l’histoire de Philoctète, qui a été abandonné pendant dix ans sur une île par Ulysse, car il avait une blessure suppurante au pied, due à la morsure d’un serpent, alors qu’ils se rendaient à Troie. L’action commence quand Ulysse arrive sur l’île de Lemnos, accompagné du jeune Néoptolème (fils d’Achille). Ulysse a été chargé par les Grecs de ramener Philoctète, qui possède les flèches d’Héraclès, sans lesquelles, ils ne prendront jamais Troie. Sophocle revu à la chilienne La pièce plante une profonde réflexion sur la relation entre la violence et la politique et le non sens de la guerre. "Comme c’est un texte épique, chaque personnage représente une multitude, explique Heidrun Breier, actrice et metteuse en scène. Il va toujours y avoir un politique, un stratège, qui maîtrise le discours comme Ulysse et il va toujours y avoir un jeune, d’une autre génération , qui lutte pour quelque chose de différent, comme Néoptolème". La mise en scène d’Heidrun Breier fait des clins d’oeils au Chili contemporain : manifestations étudiantes de 2006, prédominance du masculin et…cueca. Cependant la metteuse en scène affirme que son intention n’est pas de "chileniser la pièce". "Ce sont des éléments qui sont apparus pendant les répétitions, en même temps que la mise en scène évolue, explique-t-elle. La cueca exprime, entre autres, la douleur du peuple, comme la douleur de Philoctète qui est la métaphore de la douleur de beaucoup de personnes". Pour cette directrice de théâtre allemande, la figure mythique de Philoctète représente dans notre société, l’idée d’une blessure qui n’est pas refermée : "cette métaphore est pertinente à notre époque, où nous vivons de manière permanente avec la douleur […] la mémoire, le deuil, la guerre et l’exil." L.S (www.lepetitjournal.com - Santiago) mardi 17 juin 2008. Du jeudi au samedi, du 19 juin au 2 août 2008 (sauf le 31 juillet) à 21h00 Prix : 5 000$, étudiants et seniors : 3 000$, jeudi populaires : 2 000$ Goethe Institut : Esmeralda 650 (entre Miraflores et Mac-Iver) 57 11 950 / 57 11 953
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