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CONCERT - Bashung magnifiquement debout en Bleu pétrole |
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| Ecrit par Anne Lapierre,
le 18-08-2008 01:00
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Alors que les effets de la chimiothérapie commencent à se voir, Alain Bashung a affronté son public de l’Olympia avec son aura habituelle. Dans le cadre de sa tournée, il y habitait Bleu pétrole, un splendide nouvel album aux 11 plages envoutantes (Rediff)
Bashung remplit l’Olympia ce soir et demain (photo AFP)Même si certains de ses tubes comme Gaby ou Ma petite entreprise sont parfois teintés d’humour, Alain Bashung n’est pas le chanteur le plus léger que compte la scène française. Son côté obscur et opaque participe toutefois à ce qui fait son charme. Les aficionados ne s’y trompent d’ailleurs pas puisque ses 4 concerts à l’Olympia en juin ont affiché complets. Tout comme les concerts supplémentaires des 26 octobre et 2 novembre à l'Elysée-Montmartre. En plus de sa tournée débutée à Lille en avril, il était à l'affiche des Francofolies de la Rochelle ou du Nice Jazz Festival. Voir Bashung sur scène est une expérience vivifiante et mémorable. Troublante aussi. Atteint d’un cancer du poumon diagnostiqué à l’automne, le chanteur de 60 ans se produit depuis entre deux séances de chimiothérapie dont les effets commencent à se voir. Ainsi, le chapeau noir dont il se coiffe cache l’inévitable calvitie liée aux médicaments. Mais l’homme qui reste discret sur son crabe continue d’offrir un puissant tour de chants de deux heures dans une scénographie à minima, sans effet spéciaux, sans parole et avec des éclairages en relief.
Un réconfort massif Il chante Bleu pétrole, son nouvel album qui est purement à se damner : 180.000 exemplaires se sont déjà arrachés. Six ans après le sombre L’imprudence, Alain Bashung livre un album plus accessible, plus émouvant aussi, aux couleurs pop-folk. Pour ses 11 nouvelles chansons, il s’est surtout entouré de Gaëtan Roussel -le chanteur de Louise Attaque. Mais aussi de Joseph d’Anvers, Arman Méliès et du rare Gérard Manset. Dans le noir orageux d’une jaquette au design épuré mais évocateur de l'Amérique profonde, Bleu pétrole sorti en mars transporte son lot d’énergies mélancoliques et de balades enchanteresses. Ainsi la reprise chaloupée et en version française de l’inoxydable Suzanne de Léonard Cohen est un pur bijou de douceur. Car la puissance de la voix de Bashung a quelque chose de profondément apaisant. Même quand il assure qu’il sait déjà "qu’un jour je t’aimerai moins, jusqu’au jour où je ne t’aimerai plus" on se sent bercé par ce timbre réconfortant. Et obsédant en même temps. Anne LAPIERRE. (www.lepetitjournal.com) vendredi 13 juin 2008
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