| Ecrit par Mélissa malagardis,
le 11-06-2008 01:00
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Artiste peintre de l’éphémère et du mouvement, Michel de Léobardy a reçu le Petit Journal dans son atelier, situé dans le Centro Historico. Il nous raconte son parcours et ses oeuvres originales qu'il expose à la galerie Naxica 
Morale du joujou (photo : Michel De Léobardy) Lorsque l’on arrive dans son studio, à première vue ses peintures-collages peuvent paraîtres floues, cryptées et l’on doit s’approcher, les regarder de plus près pour voir apparaître des personnages et après ne plus pouvoir s’en décoller tant on est fasciné. Ce qui marque, ce sont ces ombres présentent dans toutes ses œuvres qui leur donnent la part belle, alors que les personnages sont toujours tronqués. “Ce qui m’intéresse c’est ce que l’ombre représente, le mouvement, l’éphémère, car l’ombre ne reste jamais pareille, ne dure pas.” Passants dans la rue, cyclistes, balayeurs, homme promenant son chien femme faisant son footing, on ne voit que leurs ombres, parfois défragmentées, étirées, toujours solitaires. Ce qu’il nous montre est le quotidien qui nous entoure, deux aspects de la réalité importantes pour lui car son œuvre est une réflexion constante sur la transformation permanente des choses. Venu à Mexico il y a 4 ans pour exposer à la Casa de Francia, il est resté ici. Amoureux du visible et de l’invisible, il montre dans ses peintures, ceux que tout le monde côtoie mais que personne ne voit, comme sa série los borradores montrant ces vendeurs de rues sur leurs bicyclettes, à moitié gommés. “je suis populaire et tarabiscoté” dit-il en souriant, “je travaille par analogie, la peinture se voit à différents niveaux de lectures, c’est un jeu mental comme la poésie.” Un Français à Mexico Peintre, écrivain, sculpteur, né à Limoges, il a vécu à Paris où il a fait l’École des Beaux Arts, à Stuggart où il expose toujours, puis parti pour New-York pendant un mois il est arrivé à Mexico, où il a été pendant un temps le nègre d’un peintre. “Je faisais tout de A à Z, c’était une expérience, on apprend beaucoup mais je n’avais plus le temps de peindre mes tableaux et le jour où il a voulu me payer moins, j’ai dit non!” Ici, dans ce pays qu’il dit bloqué, compartimenté, sa pensée sociale est devenue plus forte, pas nécessairement directe, “elle peut rester complètement hermétique mais c’est parfait.” Autre sourire. On rit beaucoup avec lui malgré une vision plutôt désillusionnée et plus on parle et regarde sa peinture, plus on est fasciné par ce qu’elle exprime et ce qu’elle montre. L’une des plus récentes a été inspirée par un fait divers : un commerçant, fatigué d’être attaqué et volé dans son échoppe, a sorti son revolver et a tué l’un des trois voleurs venus ce jour-là. Peinture-collage immense où l’ombre a fait place au sang, hélices rouges parcourant la toile. Il expose en ce moment à la galerie Naxica, Antonio Caso 19, 2e étage, col.Tabacalera. Mélissa MALAGARDIS. (www.lepetitjournal.com) mercredi 11 juin 2008
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