| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 11-06-2008 01:00
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Dix architectes et urbanistes ont été reçus à l’Elysée la semaine dernière. Leur mission est de remodeler la capitale en vue de créer un Grand Paris. Mais déjà, les désaccords entre élus locaux apparaissent Les architectes retenus pour dessiner le Grand Paris ont rencontré Nicolas Sarkozy à l’Elysée avant de poser en photo aux côtés de la ministre de la Culture Christine Albanel (photo AFP)
Le Président s’est lancé un nouveau pari : redonner toute sa grandeur à la première ville de France. Car Paris étouffe. Encerclée par son périphérique, la capitale est actuellement paralysée par le manque de coopération entre élus de l’Etat, de la Région, de la Ville de Paris, des sept Conseils Généraux et des 1.300 mairies… Pour Philippe Dallier, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, il règne dans la capitale "une grande confusion dans l’organisation des pouvoir publics". Cet imbroglio freine de nombreux projets urbains, notamment dans le logement ou les transports. Alors pour mettre fin à la confusion administrative, Nicolas Sarkozy propose l’émergence d’un Grand Paris, qui centraliserait la direction des grands travaux et leurs financements. En mars, il a d’ailleurs créé un secrétariat d’Etat en charge du développement de la capitale, confié au centriste Christian Blanc.
Le retour du département de la Seine ? Mais la question d’un Grand Paris divise, car certains élus n’ont pas envie de perdre leurs pouvoirs locaux ou les richesses de leur circonscription. Le président du Conseil Régional d’Île-de-France, Jean-Paul Huchon, prône simplement davantage de coopération entre les administrations de la région. D'autres, comme l’UMP Philippe Dallier, envisagent la fusion pure et simple de Paris et de ses trois départements limitrophes. Ce qui équivaudrait à une sorte de retour en arrière puisque, avant qu’il n’éclate en 1968, le département de la Seine rassemblait les actuels départements de Paris (75), des Hauts de Seine (92), de la Seine-Saint-Denis (93), et du Val-de-Marne (94). Pour Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, les frontières d’un Grand Paris ne doivent cependant pas s’arrêter à la petite couronne, et devraient suivre "le périmètre des cathédrales : Reims, Beauvais, Rouen, Orléans". Mais avant même de connaître les frontières de ce Grand Paris, dix architectes et urbanistes ont été sélectionnés pour plancher sur les futurs travaux de la capitale. Leurs projets ne seront pas connus avant 2009 mais le Président, qui a convié les architectes à l’Elysée la semaine dernière, leur a laissé "la capacité absolue de rêver". Le paysage de la future métropole est donc encore incertain, mais une chose est sûre, on n’est pas prêt de pouvoir mettre Paris en bouteille ! Frédéric GUITTON. (www.lepetitjournal.com) mercredi 11 juin 2008
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