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Législatives 2008 - Une semaine agitée.- |
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| Ecrit par Jean-Pierre SOVANNAVONG,
le 11-06-2008 00:00
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Le Roi Père aura réussi en quelques messages à créer le trouble au sein de la classe politique. Pendant ce temps la bagarre judiciaire continue avec l’arrestation d’un journaliste de l’opposition. Les défections continuent, mais perdent de leur pertinence
(Crédit: Asean View report)
La famille royale et la politique Le Premier ministre Hun Sen avait menacé il y a quelques semaines de retirer les titres royaux aux princes et princesses engagés en politique. Une annonce qui semble t-il n’a pas eu d’effet, " peut être parce que le Premier ministre n’a pas la légitimité nécessaire pour imposer une telle mesure " rappelle un député Funcinpec anonymement. La question de la participation de la famille royale à la vie politique continue néanmoins d’alimenter les déclarations des uns et des autres. Le Roi Père Norodom Sihanouk a, en fin de semaine dernière, demander aux politiciens de la famille royale de cesser de se revendiquer " royaliste " ou " sihanoukiste " sous peine d’affaiblir une Monarchie proche d’être " balayée ". Le prince Sisowath Thomico, pourtant très engagé en politique jusqu’il y a peu, a soutenu cette demande, rappelant le caractère " indépendant et neutre " de l’institution monarchique. Un discours qui n’aura toutefois pas reçu le soutien des élus monarchistes, si la plupart s’abstiennent de répondre par respect pour la personne du Roi Père, d’autres continuent de se revendiquer " monarchiste ". " Notre légitimité date du Sangkum Reastr Niyum, et des années de résistance " déclare ainsi un autre représentant du FUN, " nous ne saurions limiter notre offre politique à une quelconque nostalgie, mais nul ne peut nous dénier cet héritage ".
Une décision de justice désavouée L’arrestation durant le week-end de Sam Dith, candidat PSR à Phnom Penh et rédacteur en chef du " Moneaksekar Khmer " aura provoqué un tollé dans les rangs de l’opposition et de la société civile. " Ces plaintes pour diffamation sont de plus en plus ridicules " déclare ainsi un activiste, " cette fois ci on arrête un journaliste qui n’a fait que rapporter les propos d’un opposant ". De fait le ministre de l’Information Khieu Kanharith, prenant le parti des journalistes, a demandé officiellement la libération du journaliste dans une lettre au président du tribunal de Phnom Penh.
De vrais ou de faux transfuges Le PPC, et son président par intérim Hun Sen, continue d’alimenter la chronique des défections. Ainsi cette semaine plusieurs membres du PSR ont encore rejoint les rangs du PPC, il faut toutefois noter que ces ralliements ne concernent plus que des éléments de second rang du parti d’opposition. Ainsi un chef de quartier du PSR rallié vient d’être nommé conseiller du Premier ministre, alors que deux membres a t-il été montré un exemple par le Premier ministre dont il est automatiquement devenu le conseiller. " Etre membre de notre parti devient un tremplin doré " a commenté amusé Sam Rainsy, alors que le Premier ministre évoquait le ralliement de deux américano-khmers, " ces deux personnes nous ont quitté il y a plus de 10 ans." (www.lepetitjournal.com - Cambodge) mercredi 11 Juin 2008
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