| Ecrit par LPJ Budapest,
le 16-06-2008 00:00
|
|
Le Sziklakorhaz est une construction souterraine qui a connu l'occupation soviétique, le soulèvement de 1956, la guerre froide. Il a rouvert ses portes pour les visiteurs. Les amateurs de frissons ne devraient pas être déçus...
L'entrée de l'hôpital souterrain (photo LPJ)
Cet établissement hospitalier avait ouvert fin 1943 à une quinzaine de mètres sous le sol, mettant à profit les grottes qui abondent sous le Château. Pendant les longues journées du siège soviétique de Budapest en 1944, de nombreux médecins et infirmières y ont soigné des milliers de victimes. Dans les derniers jours, il fut l'un des rares hôpitaux à pouvoir encore recevoir des blessés et plus de 600 patients s'entassaient dans les chambres. A la fin de la Seconde Guerre on l'a oublié, mais en 1953 les autorités pensèrent qu'on pourrait encore l'utiliser et ils ne croyaient pas si bien dire ! A cet effet, on l'agrandit et on en modernisa l'équipement, l'entrée fut camouflée et il devint hôpital secret. Il ne tarda donc pas à reprendre du service puisque le 24 octobre 1956, après l'attaque de la maison de la Radio, de nombreux blessés y ont été transférés, et dès la fin novembre, il a servi de prison. De 1958 à 1962 on le rénove avec l'objectif d'en faire un abri contre une éventuelle attaque nucléaire. Nouvelle orientation C'est donc maintenant un musée dont la visite nous ramène pendant une heure quelques décennies en arrière. Dès l'entrée, on est saisi par l'austérité des lieux, le faible éclairage, la fraîcheur et l'atmosphère de bunker qui y règnent. Et l'on s'engage sous la conduite du guide dans des centaines de mètres de couloirs, on traverse des salles où nous contemplent, impassibles, des dizaines de mannequins de cire, infirmiers, brancardiers, chirurgiens, médecins, personnels de cuisine, malades sur leurs lits de souffrance, etc… d'un réalisme saisissant naturellement, dans leurs occupations et leur cadre quotidiens ! Côté technique tout était très bien organisé, salles de radiographie, d'opérations, de pansements, entrepôts avec citernes, masques à gaz, tuyauterie, système de ventilation, générateurs. Le guide, pour le plus grand plaisir du groupe, fait retentir la sirène, d'époque évidemment ! Le matériel, même s'il semble désuet, reste opérationnel, Il faut cependant prendre soin de tout cela en aérant, car l'humidité à cette profondeur peut causer des dommages. Par ailleurs, il y a une exposition montrant les différents types de transports des blessés au cours des guerres passées. Colette DEHALLE. (www.lepetitjournal.com - Budapest) lundi 16 juin 2008 Sziklakorhaz, hospital in the rocks Budapest I. Lovas u. 4/c Tél : 6898775 Info@hospitalintherock.com www.hospitalintherock.com De 10 à 19h tous les jours Visites guidées uniquement, départ du dernier groupe à 18h Il en coûte 4.000 HUF ou 15€ pour les adultes, 2.500 HUF ou 10€ pour les militaires et les étudiants, 10.000HUF ou 40€ pour les familles
|