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Le Mois de la photographie a débuté dimanche avec un premier chapitre en deux parties intitulé Patrimoine historique. La première série de photos nous invite à survoler l’histoire de la photographie française, tandis que la seconde nous fait découvrir des clichés inédits du Siam au 19e siècle 
Photo prise par Jacques Henri Lartigue en 1912 au cours d'un grand prix automobile. L'impression de vitesse dans cette photo est une prouesse technique pour l'époque. La première du genre (Photo courtoisie la Fête)Le Festival culturel français la Fête a réservé cette année encore une place importante à la photographie. Après La Terre vue du ciel de Yann Artus Bertrand, les amateurs de photos peuvent profiter depuis dimanche de la partie "patrimoine historique" du Mois de la photographie. 150 clichés des 19e et 20e siècles sont présentés à la Queen’s Gallery sur une exposition en deux volets, l’un sur la France, l’autre sur la Thaïlande. Avec 100 x France, premier volet de l’exposition, une centaine de clichés retracent La photographie française de ses origines à nos jours, au travers des œuvres de photographes connus comme celles d’anonymes. "Je me suis imposé de choisir une photographie par photographe, explique Sophie Schmit, commissaire de l’exposition, j’ai ensuite réuni ces photographies en collaboration avec la Bibliothèque Nationale de France, le musée d’Orsay, le Centre Georges Pompidou, les artistes eux-mêmes ou leurs ayants droit". Un choix pas évident à faire pour la commissaire, également journaliste pour le magazine Beaux Arts : "Choisir une photo dans l’œuvre de Caron ou de Raymond Depardon par exemple a été compliqué, j'ai cependant fait en sorte que chaque photo amène la suivante, sans que l’exposition ne retrace pour autant la totalité de l’histoire de la photographie." L’exposition se veut également ludique, puisque pour l’ensemble du corpus, Sophie Schmit a rédigé des cartels de 5 à 10 lignes expliquant le contexte historique, la technique, ou encore l’histoire du photographe. "Pour moi, une exposition est réussie quand les gens en sortent heureux et enrichis" conclut la commissaire. 
Photographie du Roi Chulalongkorn (Rama V) prise en 1910 par Pierre Rossier. Le photographe Suisse reste encore un mystère pour beaucoup de chercheurs qui, aujourd'hui encore, tentent de reconstituer son oeuvre (Photo courtoisie la Fête)Un patrimoine historique thaïlandais de retour au pays Avec son exposition Premiers portraits du Siam, Claude Estèbe, spécialiste et historien de la photographie japonaise au 19e siècle, offre aux Thaïlandais une collection inédite de clichés de l’époque du Siam rapportée de France. Premiers portraits du Siam, présente la grande époque du Royaume de Siam à travers une sélection d’une dizaine de portraits des Rois de Siam, des ministres, des danseuses et des "gardiennes de sérail", réalisées par Pierre Rossier, photographe suisse à la Cour du Roi du Siam entre 1850 et 1860. "Rossier a pris ces photos lors d’une expédition scientifique réalisée pour le Muséum d’Histoire naturelle de Paris, explique Claude Estèbe, on pense également que l’homme s’était lié d’amitié avec le Roi Mongkut (Rama IV) pour lequel il aurait d’ailleurs acheté du matériel photographique". Un siècle et demi après avoir été immortalisé par ce photographe méconnu, ce patrimoine unique revient donc pour la première fois en Thaïlande. Un retour historique à ne surtout pas manquer. Aurélien BARBIN. (www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 10 juin 2008 Toutes les infos sur www.lafete-bangkok.com ou sur notre agenda |