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Depuis des mois, et partout en Europe, la question du pouvoir d’achat et de la cherté de la vie bouleverse la vie de nombreux citoyens. La Grèce n’échappe pas à cette vague morose et les propositions du gouvernement ne semblent pas changer massivement la donne
Hier, au Sommet des ministres de l’Emploi à Luxembourg, Fanny Palli Pétralia a soulevé la question de la cherté de la vie. Au même moment, évoquant les statistiques d’associations de consommateurs qui font apparaître la Grèce comme le pays de l’Union Européenne où tout y est plus cher, le ministre du Développement Christos Folias a mentionné qu’en effet, certains produits comme le lait étaient plus chers, mais il a ajouté qu’il y avait aussi du lait grec à 87 et à 99 centimes. A partir d’aujourd’hui et jusqu’à samedi prochain, la Fédération Nationale des Associations de Consommateurs invite les consommateurs à boycotter le lait frais vendu à plus d’un euro, soutenant qu’il coûte 45% de plus que dans les autres pays européens. Crise du crédit, augmentation des prix des matières premières, des aliments et du pétrole, qui pèsent gravement sur le niveau général des prix en Europe, c'est le constat amer du ministre de l'Economie et des Finances, Georgios Alogoskoufis, qui annonçait les premières mesures, à la sortie de la réunion du Conseil Ecofin à Luxembourg, alors que l'opposition dénonce l'absence de politique. "Le citoyen grec souffre" M. Alogoskoufis a poursuivi en analysant les trois axes de la politique européenne de lutte contre l'inflation internationale : renforcer premièrement la concurrence et améliorer le fonctionnement des marchés des produits alimentaires et pétroliers, deuxièmement aider socialement et financièrement les catégories sociales les plus défavorisées et, enfin, que l'UE utilise son influence sur la scène internationale en accord avec ses partenaires commerciaux, de sorte à ce qu'une intervention internationale soit mise en place pour augmenter la production et gérer la demande. Sur la question de l'aide aux catégories de revenus les plus faibles, le ministre a cité les mesures déjà prises à savoir l'augmentation de 22% de l'Allocation de Solidarité sociale (EKAS), de 20% des retraites agricoles et de 18% des allocations chômage, tout en précisant que des mesures plus ciblées seront mises à l'étude et homologuées en septembre au plus tard par le Fonds de Solidarité. A Athènes, le porte-parole du PASOK (socialiste), Georgios Papaconstantinou, a dénoncé "la pauvreté en Grèce, un phénomène qui prend de l'ampleur", citant des exemples concrets de groupes sociaux qui, a-t-il soutenu, soit sont à la recherche d'un second emploi, soit font des économies de nourriture, soit ont des difficultés à rembourser leurs cartes de crédits ou les traites de leurs emprunts. "Le citoyen grec souffre, et la vie chère lui vole son revenu", a insisté M. Papaconstantinou, soutenant que seul le premier ministre et son gouvernement ne le comprennent pas. LPJ avec ANA et ERT (www.lepetitjournal.com/athenes.html) mercredi 11 juin 2008 |