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jeudi 04 décembre 2008

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VISITE DE NICOLAS SARKOZY - Les promesses du Président Suggérer par mail
mardi 10 juin 2008
Une nouvelle antenne du lycée français à la rentrée 2010, la scolarité gratuite progressive à partir de 2008 et une réforme de la constitution qui devrait permettre aux expatriés d’élire des députés. Voici en substance les promesses faîtes par Nicolas Sarkozy à la communauté française d’Athènes

Nicolas Sarkozy et le président de la République grecque lors d'une précédente rencontre (Photo LPJ)

La visite marathon du président de la république française en Grèce s’est achevée vendredi par une allocution express devant quelques centaines de représentants de la communauté française d’Athènes, lors d’une réception à l’hôtel Grande Bretagne. Et si l’ensemble de la presse grecque s’est largement fait l’écho des positions défendues par Nicolas Sarkozy lors de son allocution devant le parlement, et notamment de sa vision de ce qu’il nomme la Nouvelle Alliance entre la Grèce et la France (voir encadré ci-dessous), le Président n’était pas venu sans quelques petites mesures à offrir aux expatriés français. Les mêmes d'ailleurs qu'il annonce à chacune de ses visites à l'étranger, comme en Tunisie en avril dernier ainsi que l'évoque le site internet du Nouvel Observateur.

Ecole gratuite
Après avoir rappelé les grandes lignes des réformes entreprises en France et ses projets pour l’europe - la France prendra la présidence de l’Union Européenne le 1er juillet prochain, le Président s’est en effet montré très compatissant sur les sacrifices conssentis par les Français de l’étranger. Il s’est en conséquence indigné de l’inégalité de traitement quant à l’accès pour leurs enfants à une éducation  française gratuite. Résultat : dès la rentrée prochaine la classe de première au lycée français d’Athènes sera gratuite, comme l'est la classe de terminale depuis la rentrée dernière et comme devrait l'être la seconde à la rentrée 2009. Et ainsi de suite. A un bémol près, celui du financement d'une telle mesure. "Nous allons voir comment ça fonctionne et éventuellement étendre la mesure jusqu'aux 5ème et 6ème. Mais ce sera sur du long terme", prévient le sénateur  UMP représentant les Français établis hors de France, M. Del Picchia. "Honnêtement, je crois qu'on n'arrivera jamais à la gratuité pour toutes les classes. Beaucoup la promettent mais c'est illusoire. Le budget dont nous disposons est insuffisant. On consacre déjà 350 millions d'euros pour l'enseignement français à l'étranger. Bien sûr, nous souhaitons que l'enseignement soit gratuit mais cela voudra dire que la France est devenue très riche !". Nicolas Sarkozy s’est aussi engagé à financer une annexe du lycée d’ici la rentrée 2010, avant de conclure sur son projet de réforme constitutionnelle. Voté en première lecture à l'assemblée nationale le 3 juin dernier et actuellement débattu au sénat, ce projet devrait notamment instituer la possibilité pour les expatriés de voter pour des députés sur un mode similaire à celui leur permettant déjà d’élire des sénateurs.

Accord sur la formation de l'armée de l'air grecque
Ces propositions ont été très applaudies et ont annoncé la fin des obligations officielles sur le sol grec du Président. Il aura réussi en moins de 6 heures à rencontrer le chef de l’Etat grec, le Premier ministre Caramanlis et à prononcer un discours de politique générale devant  le parlement au grand complet. Plus important encore, Nicolas Sarkozy a signé une déclaration commune en matière de défense et de sécurité avec le Premier ministre alors que dans la foulée, les ministres de la Défense des deux pays, MM. Meïmarakis et Morin ont signé un document sur la formation de l'armée de l'air. Peut être l’action la plus stratégique de cette journée rythmée au pas de course.
A.G. (www.lepetitjournal.com/athenes.html) lundi 9 juin 2008

- Les grands points du discours de Nicolas Sarkozy devant le parlement

"Grèce - France : nouvelle alliance"
Le président de la République française a mis l'accent essentiellement sur les relations spéciales entre les deux pays, rappelant qu'après 1974 et le retour en Grèce de Constantin Caramanlis, après les années sombres, était né le slogan Grèce-France-Alliance. "Je voudrais dire que cette alliance est réelle, que la Grèce peut compter sur la France et la France sur la Grèce, et devant tous les invités j'aimerais proposer un nouveau slogan : Grèce-France-Nouvelle Alliance, une alliance au service de l'intégration européenne. Le monde se transforme, de nouveaux géants émergent, la Grèce et la France ont un rôle à jouer, pour proposer au monde un modèle de civilisation. Vive la Grèce, vive la France, vive la nouvelle Alliance France-Grèce", a conclu M. Sarkozy.
La question de Chypre
En présence des membres du gouvernement et des députés, M. Sarkozy a souligné que l'heure était venue pour que tombe enfin le mur de Nicosie. "La France, a-t-il relevé, mettra tout son poids dans le cadre de l'ONU afin que les concertations progressent et j' encourage les dirigeants chypriotes à poursuivre leurs efforts pour l'unification de l'île, durable et inévitable".
La question de la FYROM
Sarkozy a réitéré le soutien de la France à la Grèce dans la question du nom de la FYROM. "Je veux vous dire que nous avons choisi la Grèce et que nous ne changerons pas de position, a déclaré le chef de l'Etat français à propos de la FYROM, sous les applaudissements des députés, rappelant que la France et la Grèce souhaitent la FYROM dans l'OTAN et l'UE, mais que cette question du nom doit être réglée au préalable. Plus tôt, M. Sarkozy, s'adressant au Premier ministre, avait souligné les sentiments d'amitié entre les deux pays confirmés aussi par ce qui s'était passé à Bucarest, au Sommet de l'OTAN, lorsque la France avait soutenu la Grèce de manière fraternelle.
La question de l’Union pour la Méditérannée et de la Turquie
Le Président s’est félicité de l’écho positif donné par les Grecs à son idée d’une Union pour la Méditerrannée. Et il a rappelé sa position sur la perspective européenne de la Turquie. Oui à une association étroite avec l'UE mais non à une entrée dans l’UE.
La présidence française de l’union Européenne à partir du 1er juillet prochain
Abordant le semestre de la présidence française de l'UE, Nicolas Sarkozy a estimé que la ratification par la Grèce du Traité de Lisbonne serait une étape importante pour convaincre tous les Européens de relever tous ensemble les défis d'aujourd'hui, observant qu'il met fin à un débat institutionnel long d'une dizaine d'années. Il a toutefois relevé que le traité simplifié ne résout pas la crise, mais qu'il est un moyen pour affronter ensemble les défis. "L'une des grandes questions intéressant tout particulièrement la France et essentiellement la Grèce est l'immigration, a souligné M. Sarkozy, rappelant que les deux pays ne souhaitent pas une Europe fermée, mais ne peuvent accepter une telle pression migratoire, et a conclu que les problèmes de la Grèce sont les problèmes de l'Europe".

Pour en savoir plus lire ici l'interview de Nicolas Sarkozy parue dans l'édition anglaise du journal Kathimerini

Pour en savoir plus sur la réforme constitutionnelle et l'élection des députés, voir le site des sénateurs des français de l'étranger ici

 
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