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Thonon-les-Bains – Après l’émotion, les questions.- |
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| Ecrit par Frédéric Guitton,
le 05-06-2008 00:00
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Trois jours après la collision entre un bus et un TER qui a coûté la vie à 7 collégiens et fait 25 blessés dont trois sont encore dans un état critique, l’émotion reste considérable en France. Et surtout à Allinges, le village près de Thonon-les-Bains qui abritait les victimes. Une chapelle ardente y a été dressée, et Nicolas Sarkozy s’y est rendu en personne pour apporter son soutien aux familles endeuillées. D'ailleurs, une cérémonie religieuse en hommage aux victimes doit être organisée aujourd'hui en présence de François Fillon. Forcément après le plus dramatique accident à un passage à niveau jamais enregistré dans le pays, la question des responsabilités se pose violemment. Agé de 49 ans, et doté d’une excellente réputation, le chauffeur affirme que le feu rouge n’était pas allumé lorsqu’il s’est engagé sur le passage à niveau. Mais l’automobiliste qui se trouvait derrière le car au moment du drame affirme que les barrières étaient en train de se fermer lorsque le bus s’est engagé. "Il est resté coincé par les barrières et le train l'a coupé en deux. J'ai tout vu" a-t-elle déclaré au micro de France-Bleu Pays de Savoie. Manifestement, le procureur suit cette version là puisque le chauffeur a été mis en examen pour homicides et blessures involontaires. Ses analyses toxicologiques doivent être révélées d’ici à trois semaines. Mais il faudra aussi attendre plusieurs mois avant de connaître les enregistrements du système de surveillance du passage à niveau. F.G. (www.lepetitjournal.com) jeudi 5 juin 2008
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